28 octobre 2006

Une interview du Petit Nicolas


Le petit Nicolas a le regard vif et le tic fringant. Il répond en général à une question par une question.
La Mie des Veaux :
— Les récentes exactions en banlieue (bus brûlés etc.) vous semblent-elles refléter un échec du ministre de l'Intérieur ?
Le Petit Nicolas :
— Est-ce que vous croyez qu'un président de la République devrait continuer à tolérer l'existence de toutes ces zones de non-droit ?
LMDV :
— Un an après les émeutes, les médias se gargarisent du moindre incident. Ça a commencé la semaine dernière. Au point de titrer aujourd'hui (27/10) selon une dépêche de l'AFP reprenant une déclaration de la police : "Une nuit relativement calme" — pourquoi cette nuit ne devrait-elle pas être calme ? Qui (et pourquoi) a pensé qu'elle pourrait ne pas l'être ? Est-ce de l'info ou de l'impatience ?
LPN :
— Je remercie les médias, qui recommencent le travail de 2002, mais cette fois avec un peu d'avance, ce qui permettra à la mouvance sécuritaire d'être synchrone avec les élections. J'exclue le dernier "Envoyé spécial", qui donnait à croire qu'il n'y avait pas que des malfrats dans les cités.
Je remercie également le calendrier, qui donne une occasion inespérée de réactiver le désir de mouvement.
Je remercie les racailles qui ont bien compris notre intérêt commun : pour eux de passer à la télé, pour moi de continuer mon discours pur et dur.
- Ne pensez-vous pas que ça peut également favoriser M. Le Pen ?
- Est-ce que vous croyez que pour éviter de faire gagner l'extrême-droite ou même Sarkozy on a le droit d'empêcher les jeunes de s'exprimer ?

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