21 novembre 2020

Mais parlons d'autre chose (miscellanées de novembre)

 

Déclaration liminaire





Je compatis, comme tout Lémédia, aux atroces souffrances des marchands de barbies et autres merveilles colorées,

Je pleure sur un Black Frailledê secoué, empêché, reporté, (mais libérééé)

J’attends avec impatience le retour des touristes chinois et de leurs selfies, la reprise bénie du trafic des autocars, les marchés de Noël, le foie gras et les langoustes enfin relâchées, les beaux avions en fer blanc zébrant de nouveau notre beau ciel parisien.



Hélas, cette année, nos pauvres enfants devront se contenter dans leur chambre des trois tonnes de jouets, poupées, peluches, figurines et robots de l’année dernière, les Esplanades du Louvre et de la Tour Eiffel n’accueilleront que quelques moineaux légers et les Tuileries se passeront de leurs scintillants chalets de montagne en contreplaqué. 

Mais gardons espoir.


Voilà.


Aujourd’hui on va parler de tout et de rien





Proust


Qui disait que Proust, ça se relisait et qu’à chaque fois on… sautait des passages différents ? Entre deux interminables cheminements au milieu des sentiers touffus de phrases alambiquées, interminables et répétitives (ce qui aide beaucoup par ailleurs), on débouche de temps en temps dans une clairière inondée de soleil et de bonheur ! Ce sont les dialogues de Françoise, la bonne, c’est le visage de la petite Normande le long du train de Balbec, éclairé par le soleil rose du matin, ce sont les commentaires sur la vérité de Bergotte — dans son comportement ou son œuvre ?—, ce sont les amours paradoxales d’Odette et Swann.

Mesguisch (qui a tout enregistré pour des disques audio) l’autre soir donnait une forte et juste définition du style impossible de Marcel Proust : comme avec une simple phrase directe on ne saisit pas tout, l’auteur en rajoute… devant… derrière… mais aussi au-dessus, en dessous, sur les côtés, pour saisir toutes les facettes du réel !… ce qui donne cette langue boursouflée, grouillante, pas musicale pour un sou, compliquée de plein d’inversions et d’incises, de mots rares…

Pour l’Ombre des Jeunes filles en Fleurs, j’avais ramé : c’est en pleurs, qu’elles étaient, mes jeunes filles, (comme je l’ai vu imprimé dans une table des matières) ! Quarante pages au moins pour quitter Gilberte (ou pas) ! Car il faut lui faire croire qu’on ne l’aime plus, mais de façon qu’elle croie qu’en fait c’est une ruse, ou alors peut-être faire le contraire, en utilisant sa mère, ou non, parce qu’en vrai on n’aime plus… etc… etc…

Lire Proust, c’est nager dans le béton pâteux d’une bétonnière qui tourne, pendant des pages et des pages, jusqu’à ce que soudain le ciel bleu apparaisse. On peut y éprouver le pétillement complexe de la vraie vie, des vrais enjeux de l’amour, de l’amitié, les étrangetés du sentiment et du fameux temps qui s’arrête… Ou étouffer…! parfois les deux…

Comme je vous l'ai dit déjà dit (pour ceux qui suivent, et je viens d'avoir une remarque !) Je ne lirai pas les autres, sauf le Temps retrouvé, le dernier volume, dont Sab me dit que c’est une clé de l’œuvre.

J’y suis. Pour l’instant, vraiment, je ne vois pas encore grand chose. Outre d’interminables digressons sur l’homosexualité et/ou le courage physique de Saint-Loup, Charlus, ou Bloch. Je crois même — c’est terrible — que le béton de la bétonnière a séché et durci. Je peux me tromper. Je vous tiens au courant.


Actu (garantie sans virus)


« Trans » napolitaines : mauvais genre



Effaré par cette info relevée dans Marianne : il existe à Paris des consultations — et c’est tout ce qu’il y a de plus officiel(le !)(1) — permettant à des jeunes enfant(te)s de
changer de genre, avec l’aval(e), je cite, « d’équipes pluridisciplinaires (psychiatres et endocrinologues) ». Cette « dysphorie de genre — c’est mieux en jargon branché — concernerait… 700 cas. « A 10 ans et demi (je cite), ils recoivent des bloqueurs d’hormones, puis vers 16 ans, un traitement hormonal du sexe opposé »

Je ne suis pas spécialiste, moi, mais il me semblait qu’à 8 ans les choses n’étaient pas jouées et qu’à part quelques cas incontestables, les impressions ou désideratas de ces chères têtes blondes n’étaient pas encore vraiment déterminantes. Notamment pour cette idée de « sexe » ! Je peux me tromper (certains psy considèrent d’ailleurs que ce désir de changer de sexe peut cacher de vrais traumatismes liés par exemple à des agressions sexuelles), je peux me tromper mais c’est encore une fois donner des gages à l’obsession identitaire, à l’obsession sexuée des groupes de pression Azertyuiopes qui voient dans l’entrejambe l’alpha et l’omega de toute chose. En temps qu’obsédé sessuel et au nom de mes fantasmes à l’âge de 11 ans, je vous déclare ceci : on est tous potentiellement à voile et à vapeur, depuis le début de l’humanité, et on s’en fout ! Tout le reste est politique (ou religieux puisque les croyances repointent leur nez)

(Ouf : voilà une rubrique philosophique rondement menée ! Pis je vais avoir du courrier…)


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1. Vous remarquerez que j’utilise l’écriture inclusive comme une bête ; sauf que comme ça existe depuis toujours, j’utilise l’usage traditionnel des parenthèses et non l’up-to-date•point•central… car je suis un rebel(le)…


Anne Hidalgo présidente !

Il nous faut au moins une Hidalgo à la présidence. Car à Paris son bilan est magique. C’est le baron Haussmann !!! (bon… en plus fouilli, persifle mon pote Roro) ! Ça bouillonne :

Chantiers tous les cinquante mètres, béton qui remplace les arbres, avenues qui changent de sens tous les deux jours, bouchons, autoroutes à vélo larges comme des pistes d’atterrissage… 

Disparues, car superfétatoires, la beauté et la simplicité des trajets, la coexistence pacifique : entre Voltaire et chez moi (2,7 km), avec la Bastoche explosée façon puzzle, les superbes parcours jaunes avec bornes en béton ou en plastoc pourri et les coquetteries labyrinthiques des sens interdits, en scooter je dois faire 1,5 km de plus qu’avant (un tiers !) avec des zigs et des zags. Vous me direz :

— Vas-y à pied…

— Bien trop dangereux !!! Les trottinetteurs farouches, les cyclistes roublards et silencieux, les automobilistes rugueux te guettent… D’ailleurs l’accidentologie parisienne s’est accrue dans des proportions inquiétantes.


Sœur Anne sur son vélo à pédales


Et j’apprends ce matin que le stationnement des deux-roues va sans doute devenir payant ! Roro éructe : « Elle nous aura emmerdés jusqu’au bout ! » ! Roro est un peu vulgaire.


Culture et balai de crin(2)


Chat fait du pognon


A y est, Noël arrive. Les grandes manœuvres commerciales ont commencé. Le businessman Geluck Philippe, accessoirement dessinateur de chat et humoriste médiatique, fait sa quinzaine commerciale — on ne voit que lui à la radio et à la téloche. Cette année il a les deux piscines à refaire, et le nouveau yacht à commander… Dans son look de modeste aumônier de lycée du coin, il vend sa salade avec savoir-faire… et la complicité ravie et bienveillante des journalistes et animateurs… Faut croire que chat rapporte…

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2. Les plus jeunes d’entre vous n’entraveront que pouic à cette délicieuse tournure qui est la déclinaison d’une expression populaire ancienne : peau d’balle et ballet d’crin. Qui veut dire : rien.

 

De Funès dieu vivant. Heu, non : mort

Ce que j’aime bien avec les lettrés, les évolués, les sachants, c’est qu’en général ils n’ont guère la pratique de l’humour. De plus, ils sont persuadés que le comique troupier et la tarte à la crème sont l’apanage du bon peuple, et que donc, il ne serait pas politiquement correct de mépriser Mon cul sur la Commode, car le peuple est effectivement un peu niaiseux. D’où le goût de Télérama pour le Capitaine Marleau (qui ne s’arrange vraiment pas !). Et c’est pourquoi votre fille est muette. D’admiration naturellement. De Funès est devenu aujourd’hui le nec plus ultra du raffinement comique, surtout ses facéties énormes qui sont entrées au panthéon de la culture(3). Une exposition lui est en ce moment consacrée à la Cinémathèque de Bercy (dépêchez vous c’est jusqu’au 31 mai). Jadis Jerry Lewis (qui ne m’a jamais personnellement provoqué le moindre frétillement de zigomatique) était adulé par les Cahiers : va comprendre Charles… Valère Novarina, — excellent auteur quoique un peu diarrhéique mais c’est normal quand on se prend pour Rabelais — écrivit un recueil intitulé « Pour Louis De Funès ». 

Jean Lefebvre et Les chevaliers du Fiel attendent leur heure. Et les thèses qui vont avec… 


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3. Je ne conteste pas le talent. Juste un peu la déification…


Les artistes qui se prennent pour des artistes 

En ces temps confinés, je remets dans le lecteur vidéo un vieux Christophe Honoré, pour réviser ma branchitude : Les Chansons d’amourJ’avais déjà vu deux autres œuvres de l’enfant terrible du cinéma nouveau et j’avais un a priori plutôt favorable sur ce film, grâce à une jolie chanson d’Alex Beaupain (la seule intéressante du film hélas) entendue à la radio. Hélas, gagné par un certain charme au début, amusé par les citations cinéphiliques (Godard, Demy, Truffaut etc.), je me suis très vite ennuyé devant cette bluette maniérée, branchouille et assez prétentieuse… Bien sûr il y a de joli(e) acteurs(trices) (le Garrel, la Mastroïanni…), mais suffit-ce ?



Surtout que,— et je crois que ma tiédeur critique vient de là — dans ma boîte de dvd Télérama(4), il y avait un autre film autrement hénaurme, et cette fois filmiquement génial : « Eternal sunshine of the spotless mind », d’un certain Michel Gondry que je découvre pour l’occasion. Avec un Jim Carrey en pleine forme. Et Kate Winslet. Malin, léger, enlevé, pas de circonvolutions du genre Tu-m’as-vu-quand je-me-regarde-être-génial, une efficacité et un humour qui naturellement a échappé — et ce sont les seuls — aux Cahiers avec leur catéchisme et à l’Obs avec François Forestier ! Un des scénaristes fous de ce film au titre impossible, Charlie Kaufman, avait signé Dans la peau de John Malkovitch, ce qui est une belle référence.


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4. C’était encore un Télérama fréquentable à l’époque…


Fais pas ci, fais pas ça

Je monte je valide

Je porte un masque

Je ne bois pas plus de deux verres de boisson alcoolisée par jour

Je ne mange pas salé sucré

Je me mouche dans mon coude

Je fais caca sous mes aisselles

Je ne dépasse pas 30 km/h

Je mange moins de viande


Au fond, y a que les enfants qui ne soient pas infantilisés…


La vérité sur Michel Houellebecq

On n'est pas obligé de prendre Houellebecq pour un penseur intéressant. Je peux me permettre de dire cela : j’ai en mes bibliothèques tous ses romans (sauf un). Encore moins pour un poète : ses poésies sont d’une culculterie affligeante. Mais ce réac désolant, à l’écriture gauche (c’est tout ce qu’il a « de gauche » justement), et qui vire catho sur ses vieux jours, est un titilleur de neurones, et j’avoue m’être moult fois laissé stimuler par son cynisme et les désordres délicieux qu’il provoquait dans ma trop rationnelle « pensée ». Dans les films plus ou moins expérimentaux où il a joué (sauf le sien qui est une vraie daube), il a une sorte de naïveté gentille un peu niaise assez craquante. Voilà les paradoxes du personnage. Mais on ne se fréquente plus beaucoup ; n’en parlons plus.




La vie des mots

(Et pendant ce temps-là, les gens continuent de parler)


AZERTYUIOP


J'en avais une comme ça, d'IBM à boule ! Ah les jours z'heureux !

Je ne sais pas où sont passés nos sept autres doigts, mais il semble fini, le temps des cours « Pigier » où les jeunes filles et les apprentis-écrivains apprenaient à utiliser tous les doigts sur un clavier de machine à écrire. Nos modernes claviers restent, comme à l’origine, effroyablement mal conçus pour le placement des touches (ils ont été imaginés ainsi pour des raisons mécaniques, pour éviter des chevauchements intempestifs !), mais il m’émeut de savoir que les meilleurs auteurs contemporains ont peut-être « ânonné » leurs œuvres avec trois pauvres doigts ! Or, des recherches ont démontré que l’implication du corps (surtout « manuscrite » en vérité) favorisait chez les élèves un meilleur développement cognitif !

Je dis ça, je dis rien…


Leadership

« Leadership, heu, je suis désolé, je trouve pas de mot équivalent en français »

C’est un chroniqueur qui cause dans le poste. Leadership (direction, tête, commandement, encadrement…), le mec, y trouve pas d’équivalent ! You see what I mean ? Dear dear dear…


Mme Butterfly



Je me demandais d’où pouvait bien provenir une expression chopée plusieurs fois dans les médias ces derniers temps : « Ouah, amoureuse, — c’est une fille qui parle — on a des papillons dans le ventre». Peut-être cette expression traîne-t-elle depuis des lustres, mais je ne l’avais point encore entendue. Je ne la vois d’ailleurs pas sur internet avant 2016. Eh bien vous allez encore penser que je fais une fixette, mais je viens de la trouver dans mon cours… d’anglais en ligne, avec le mot butterflies… « In the stomach », elle signe plutôt la frousse que l’amour, d’ailleurs. Dear dear dear…


Quinlqu’un qui prononce Quinlqu’un

C’est comme « Grabouillis » dans les années septante. Ou « Cell’z’et ceux » aujourd’hui… Toute une génération (demandez à ma fille), enfant, a prononcé « quinlqu’un » au lieu de « quelqu’un ». Et je l’ai encore entendu hier soir à la télé chez un quarantenaire. Si vous pouvez vous aussi en témoigner, écrivez-moi : vous pourrez gagner un éplucheur de quenelles.


Affaire conclue

C’est une émission qui fait un carton sur la 2. Surtout regardée et fréquentée par les vieux. J’y ai entendu un vendeur déclarer « Je suis prêt à faire une affaire très conclue »


Liaisons dangereuses et 

Syntaxe priez pour nous

Vu et entendu — pas au marché ! — dans les boîtes à culture, par des pros ! Mais depuis Praud, qu’est-ce qu’un pro ?…


Les cas n’étaient pas aussi z’alarmants

Elles ont eu t’un impact… (Euro News)

Il doit bien t’y avoir

… ou je ne sais quoi z’encore

Devinez c’est qui (RTL)

La difficulté sur lequel butent tous les gouvernements…(France Info)

Je ne sais pas de quoi il en retourne (France Inter) (erreur très prisée ces jours-ci)

Elle en connaît tous ses secrets (FR 3)


Poupée de cire poupée de son

Je rêve ou quoi ? Je m’aperçois qu’il y a encore des gens qui n’ont jamais vraiment écouté ni compris les paroles de cette chanson célèbre du roublard Gainsbourg ?

Des gens pour qui la « cire » de la poupée n’évoque pas, en plus de la matière extérieure d’icelle, celle des disques noirs de l’époque ! En vinyle, mais le vinyle avait remplacé la cire des 78 tours (« Mon cœur est gravé dans mes chansons »)

Quant au « son », il n’est pas que le son pour les oneilles, mais aussi le « son » dont on bourrait parfois les peluches et les poupées !(5)


Quant à « Autour de moi j’entends rire les poupées de chiffon »: je vais quand même pas tout leur esspliquer, non plus ?


La prochaine fois, je vous raconterai les secrets de la comptine « Le Palais Royal est un beau quartier » et « Il court il court le furet »


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5. Ne vérifiez pas sur Wiki, qui ne connaît pas la chose, mais sur CNRTL par exemple…


Blasphème

Arrêtons s’il vous plaît de dire que « le blasphème est autorisé ». Le blasphème étant une notion religieuse, cette qualification n’existe tout simplement pas en termes légaux. Je me trompe ?


Discrimination

Il s’est trouvé deux collègues de Samuel Paty pour considérer que laisser le choix à des élèves de ne pas être exposé à des images qu’ils réprouvent seraient de la « discrimination ». Quand je vois jusqu'où l’idéologie bien-pensante bébête sévit, j’aurais légèrement envie d’être « discriminant », moi. Des claques, oui ! (mais c’est interdit car pas pédagogique)


Caca versus popo

On dit plus « contre », on dit « versus ». On dit plus « caca », on dit « popo ». C’est mieux, c’est anglais. Tenez-vous au courant, que diable



Le coin de la conso (nouvelle rubrique, parce qu’après tout y a pas de raison pour que seuls les marchands puissent exprimer leur point de vue dans les pubs. Pis comme ça je peux me prendre pour Périco Légasse)


Conserves

Sur la boîte de pulpe de tomates "de Toscane", ils ont marqué : 

sans conservateur !

Etonnant, non ? Vu que l'intérêt de la conserve par appertisation (voir ce mot), c'est précisément de conserver sans conservateur, …

(Vous allez rire, j'ai une fois trouvé des conservateurs dans une boîte de conserve ! Mais heu, je l’ai pas conservée…)


Starbuck’s

J’apprends que cette chaîne de restauration rapide mise sur le « chic »(??), la sensation de faire partie d’un milieu favorisé ! Si si ! Des jeunes font la queue dans la nuit pour être à l’ouverture. Et partager le rare privilège de boire du kawa et des machins (astronomiquement) sucrés dans… un gobelet en carton. Quant aux conditions de travail, aux déchets (par exemple les gobelets non recyclables), à l’éthique commerciale vantée, hum hum… 

Je ne dois pas être assez post-moderne, comme garçon. C’est quoi votre petit nom ?


Le prix de la sauce

Sur mon paquet de tartare Charal, cette mention : 250 g, dont 70 g de sauce ! 😜😂😂


Blancs de poulet


Comme les fast-food ont habitué le bon peuple, et en particulier les enfants, à manger des nuggets et autres préparations à base de blanc de poulet, qui n’a guère de goût, les rayons en sont pleins, dorénavant, et moi je peux acheter des cuisses et des pilons Label rouge moins chers (là ce n’est qu’un rêve, j’avoue !)


Les cocos de paimpol commencent à me courir sur le haricot

Il y a de très bons haricots frais en grains (les michelets, les flageolets, les soissons…— la mogette je suis moins fan ; d’ailleurs il y a une variété qui s’appelle hidalgo) ; pourquoi les étals des marchés ne proposent-ils plus que ces cocos de Paimpol, pas très chers mais aussi insipides… que du blanc de poulet ! ???? Vous me direz : c’est déjà bien que ce genre de produit, autrefois boudé, revienne sur les marchés. Et vous aurez raison. 


Le prix de l’eau

Comme verser 1 litre d’eau dans une casserole prend environ 4 secondes et que la ménagère n’a plus le temps de rien, — de nos jours on n’a plus le temps de rien !—, Messieurs Knorr et Liebig ont inventé la brique de soupe toute prête. Résultat, là où ma soupe lyophilisée Minestrone coûtait 1,25 €, la brique Minestrone avec-déjà-de-l’eau-dedans coûte 2,89 € (prix relevés en novembre dans mon Monoprix préféré). Ça te fait l’eau à 1,64 € le litre, soit dix fois le prix de la Cristalline et 546 fois celle de mon robinet. Et l’emballage n’est pas recyclable… Question : Justin, t’as rien d’autre à faire dans ta pauvre vie que lire Proust et chroniquer ces trucs-là ? 


Vinaigres

Mais où donc sont passés les différents vinaigres de vin d’antan ? Ceux vieillis en fûts de chêne, les Grande Cuvée, les avec cépages spécifiques etc. ? Je ne vois plus que des vinaigres balsamiques et autres machins aromatisés… Le balsamique je veux bien, mais une fois de plus on flatte le goût sucré de la ménagère Minestrone ! C’est les éleveurs de betteraves à sucre (et aux néonicotinoïdes) qui vont être contents !


Une vie sans pub

On en rêve : ouvrir son téléphone sans devoir cliquer pour accepter de se laisser brouter les corones (voir ce mot) à coups de pubs ; regarder la télé (même France-Télévisions le soir, revendue aux marchands sous des prétextes sponsorisés), écouter la radio (même France Inter est de plus en plus polluée), Youtube qui en plein visionnage veut te vendre trois ou quatre fois d’improbables produits, je ne parle même pas des chaînes commerciales qui osent interrompre un film trois fois (pour De Funès ça ne me gêne pas)… Tu sais ce qu’ils disent ? « Comme ça, t’as la télé et internet gratuitement » ! Gratuitement ? En réalité on est puni deux fois : la première parce qu’en achetant un produit on paye la pub évidemment, et la deuxième fois en la regardant. Et comme par définition la pub ne doit pas être créative (puisqu’elle s’adresse au plus grand nombre), c’est punition sur punition. Moi j’ai trouvé un truc pour me venger mais je vous dirai pô lequel.



Autres remarques anecdotiques 

et aphorismes idiots


La différence entre Caroline Fourest et une féministe ordinaire, c’est qu’elle est intelligente et cultivée.


Dans Bourdieu, il y a Dieu. En tous cas, beaucoup le croient.


Mélenchon s’est suicidé. Ça a commencé avec les perquisitions, où il a montré un visage vraiment flippant. Maintenant il ratisse du côté « islamo-gaucho-niaiseux ». Je l’aimais bien, mais ça commence à faire beaucoup… D’ailleurs ça lui claque au nez, à ce que j’entends.


Messieur(e)s les journalistes, s’il vous plaît(e) et sans vous commander, vous serait-il(elle) possible de temps à autre, de laisser vos interviewé(e)s terminer une phrase ?


Avez-vous remarqué que dans la plupart des enquêtes criminelles dont on cause à la télé, il y a une camionnette blanche ? Ça fait peur, parce que Raymond en a une.



Le « Quatar prix de l’Arc de Triomphe ». « L’Arena Accord Hôtels ». Sandrine William-Saurin Kimberlain. Gérard Sodebo Depardieu. Justin Lustucru Colbart


C’était rigolo, « Caméra-café ». Mais quand Bruno Solo nous donne en criant des cours d’Histoire (sur France 5 : la Guerre de Trônes), je me roule par terre de rire, faut j’fasse gaffe. Remarque c’est propre.


Vu et revu des épisodes de Kaameloot, et en plus, des extraits de ses spectacles : Alexandre Astier est un vrai génie, je confirme. D’ailleurs je crois qu’il le sait…


Sur ma box : la météo en replay. C’est pas génial ?



En regardant Columbo ou en général les vieux films étazuniens, on mesure le retard que les Français ont pris pour se mettre à la modernité. En 1968, on n’avait pas encore de fontaines à eau dans les entreprises et les kleenex n’en étaient qu’à leurs balbutiements ! De même, le café en gobelets. Columbo, si.


Julien Clerc, Jonasz et Guy Marchand continuent de chanter. Ben quoi, qu’est-ce que j’ai dit ?


Question subsidiaire : Dieu existe-t-il ?


Habitants de Saturne, de Mercure et de Jupiter


Quand on regarde notre petite boule bleue paumée au fond des galaxies et qu’on entend les meilleurs experts considérer que statistiquement, avec le nombre de hasards croisés ayant donné lieu à la vie, rien ne permet de penser que ça existe ailleurs dans l’univers (Et si la terre était unique ? lien valable jusqu'au 24 nov.), on se sent tellement seuls qu’il est toujours tentant d’inventer un vieux barbu bienveillant (mais jaloux et sadique). Je parle du Dieu de l’Athéisme, vous m’aurez compris.


Colbart et Copernic, ça commence pareil

D'autre part, il est faux de croire que nous tournons autour du soleil depuis que Copernic en a décidé ainsi. C'est vraiment une question de point de vue, demandez à un scientifique. Réfléchissez : nous sommes le centre du monde. Ça marche aussi ! Vive la révolution colbartienne ! 


Pour la route, une citation de Proust en forme de friandise :

« Ce serait si naturel qu’elle le quitte que c’est une raison pour que ce soit vrai mais aussi pour que cela ne le soit pas parce que c’en est une pour qu’on en ait l’idée et qu’on le dise. »

(Le temps retrouvé, Gallimard)

Quand on vous dit de faire attention…








AU SUJET DES COMMENTAIRES

Il semble acrobatique de déposer des commentaires sur ce blog. J'ai donc moi-même rebalancé un florilège de ceux que j'ai reçus. Il faut juste ne pas tenir compte du fait qu'ils soient tous sous le nom de Justin Colbart !

Merci de votre affectueuse compréhension, de votre indéfectible soutien et de votre définitive admiration béate.

Non ?







4 commentaires:

  1. Pour Proust, lire "un amour de Swan", comme pour Dostoïevski, lire "l'éternel mari...". Par contre, s'agissant de Faulkner, lire les œuvres complètes.
    Bise sans masque!
    A. Nonyme n°1

    Allez, garde la forme , elle est bonne  et chauffe , Marcel ! Bise.

    Mais dis-donc, grand Justin, ça te réussit le confinement !!!
    J’ai beaucoup ri : Proust, trans, hidalgo, de Funès. J’ai adoré ! La rubrique conso itou. Que de finesse, de légèreté et de bonheur d’écriture !
    Un seul bémol mais un big one : je suis d’accord avec les collègues de Samuel Paty et je trouve que « l’idéologie bien pensante bébête » est du côté de ceux qui trouvent malin d’illustrer la liberté de la presse avec les caricatures de Charlie, comme si nous n’avions pas d’autres exemples, de gens bien plus talentueux du reste. Moi-même lycéenne, j’aurais mal supporté qu’on me suggère de sortir pour se moquer de ma religion dans mon dos. J’irais même plus loin : ce n’est pas de la « bien-pensance », c’est de la violence symbolique, sûre d’elle-même.
    Voilà, c’est dit !
    …………………
    Je développe :
    1. Un prof, c’est pas un journaliste de Charlie (rapport que le canard, tu choisis de l’acheter ou pas)
    2. Un ado, c’est bourré de principes et ça y tient dur comme fer (je sais de quoi je parle parce que j’étais une « rebelle » et que j’ai élevé deux filles) sans vraiment d’humour. Il en a besoin pour avancer dans la vie.
    3. Tu peux tout à fait construire un cours en évoquant la couverture de Charlie, sans la montrer (fichue époque où ton regard est sans cesse « forcé », tu le dis toi-même en parlant de YouTube), inviter tes élèves à débattre et ajuster ton propos à leurs réactions avec tact.
    4. Tu peux rappeler par exemple que Charlie caricature régulièrement le pape, les rabbins, les politiques de tous bords.
    Je crois n’avoir rien oublié.

    A. Nonyme n°3
    __________
    Ma réponse :
    Là où je te rejoins, c’est sur le fait qu’on ait choisi des caricatures très « chargées » et à mon avis assez lourdingues (non destinées à être vues par tous, d’ailleurs) comme symboles des valeurs républicaines !!
    Je dis ça d’autant plus volontiers que je suis de la génération Hara-KIri, qui faisait bien pire (j’ai sur mon ordi des couvertures sur les pyjamas rayés des camps de concentration que je n’oserai montrer qu’à des ami(e)s trié(e)s sur le volet) Comme tu dis, y a mieux.
    En revanche, la susceptibilité des ados, c’est pas le propos et je m’en tamponne le coquillard : on fait fausse route en pensant que le problème est là : il est clair par exemple que dans ce contexte, la petite « témoin » (et menteuse) a été manipulée par son père et les radicaux de l’islam politique, notamment le fameux Abdelhakim Sefrioui. Et pire si affinités.
    Pour les conseils sur la structure du cours qu’il eût été malin de faire, d’accord à 100 %. Mais chui pô pédagogue, j’aime trop les enfants.🤣
    Justin


    Quelle forme ! 
    Tu ne dis pas tout sur tout, mais ce que tu dis c'est tout à fait ça. Non, je plaisante. C'est un vrai plaisir de te lire. (etc.)
    A. Nonyme n°4

    Je vois que tu as retrouvé toute ta verve même si parfois, comme je pense que tu ne te relis pas ou mal, tu te répètes (exemple le Temps retrouvé de Proust). En tout cas ll me semble que le confinement (juste avant confit et confiture) t'a rendu plus acéré. Tu prends même plus de distance qu'autrefois avec la pensée politique dominante. Il ne te reste plus qu'à mettre à la poubelles les pages politiques de Télérama. (voir la couverture de cette semaine qui ressort une thurânerie d'il y a dix ans). Les autres, bien entendu, tu les gardes. 
    Amitiés.
    A. Nonyme n°5

    Très bon cru, avec des choses que j’ai apprises, d’autres qui nécessitent une mise au point, (etc.)
    (Et…) (que Proust, si tu le lis pas, tu comprends pas l’intérêt du dernier !!!, je t’esspliquerai)
    A. Nonyme n°6



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  2. Commenter ici, c'est escalader l'Annapurna une mauvaise année par la face nord. Comme moi j'y ai un accès plus facile, je vous ai concocté un petit florilège de quelques messages reçus, que j'ai anonymisés pour être tranquille. Naturellement, comme je ne parviens pas à inclure ce texte-ci, sachez que tout est dans "l'autre" commentaire !
    Bises quand même

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  3. J'aimerais avoir ton style décontracté et poli, mais je n'écris que pour répondre aux féministes qui m'ont contrarié.
    Proust : une langue sans doute critiquable mais ayant le mérite d'utiliser le français sans écriture inclusive.
    Changer de sexe à dix ans, c'est la suite logique de la théorie beauvoirienne " On ne naît pas femme, on le devient".
    La vie parisienne sans voiture. C'est ce que j'ai recherché pendant dix ans dans mes itinéraires de balades pour les randonneurs de Quimper. Mais, à l'époque, les trottinettes et les vélos ne roulaient pas sur les trottoirs.
    Le goût de Télérama pour le capitaine Marleau s'explique par les paroles féministes et misandres régulièrement prononcées par l'actrice.
    Blasphème : Tu as raison, c'est un terme religieux et non juridique. Tout simplement parce qu'une "insulte" ou une "injure" n'est punie par la loi que si elle est adressée à une personne, pas à une religion, une politique ou une idéologie.
    Discrimination : Les élèves de Samuel Paty ont été séparés en deux camps. C'est une partition et donc, textuellement, une discrimination. Il faudrait dire "ostracisme" ou "exclusion" pour être péjoratif. Mais, tu as raison, "discrimination" est aujourd'hui entendu comme une stigmatisation. Donc, des WC pour les femmes et des WC pour les hommes, c'est une discrimination sexuée mais pas sexuelle.
    Sans conservateur : La boîte, la cuisson et le vide conservent pendant un certain temps. Faut-il ajouter des produits qui permettent une conservation plus longue ? Moins de gaspillage ? Sois prudent avec la critique des cocos de Paimpol. Ces gens sont bretons et donc très susceptibles. Mais, par amitié, je ne dirai rien au FLB (Front de libération de la Bretagne).
    Une vie sans pub : Impossible dans une société capitaliste libérale et de concurrence entre les marques. Je ne vois qu'une solution : une véritable société communiste, pas comme en Chine, plutôt comme en URSS où tout était produit par l’État.
    Dieu existe-t-il ? Pour un athée, comme moi, c'est non. Pour un matérialiste, comme moi, l'univers n'a pas été créé car il a toujours existé (éternité de la matière au lieu de l'éternité de l'âme). Pour un scientifique, cette question n'a aucun sens puisque son but n'est pas de rechercher un créateur (le chercheur est donc agnostique). Pour la majorité agnostique qui hésite en attendant le trépas qui leur apportera la solution, la réponse est "normande". Pour un croyant, c'est "oui" parce qu'il ne peut imaginer qu'une chose puisse exister sans avoir été "fabriquée" par autre chose. Pour un religieux, c'est une évidence puisque c'est écrit dans les textes sacrés. Comme tu vois, ça fait beaucoup d'opinions différentes mais je ne crois pas que le fait d'être seuls dans le cosmos nous conduise à croire. La question est existentielle, c'est ce qui nous distingue de l'animal.
    Qui est au centre ? le Soleil ou la Terre ? Aussi bizarre que cela puisse paraître, des centaines d'années après Copernic, il est impossible de trancher. Pourquoi ? Parce que, comme l'a si bien démontré Galilée, le mouvement est relatif. Si je voyage dans un TGV de Paris à Quimper, et si je m'assoie dans le sens contraire de la marche (je regarde vers l'Est), est-ce que j'avance ou est-ce que je recule. Du point de vue d'un observateur terrestre, bien sûr, je recule. Par contre, pour un observateur qui regarde cela depuis la Lune, j'avance ! Tout simplement parce qu'il voit le TGV se déplacer avec la Terre qui va de l'Ouest vers l'Est à une vitesse de près de 2000 km/h (40 000 km en 24 h), c'est-à-dire une vitesse bien supérieure à celle du TGV.
    Tout dépend donc du référentiel, de l'endroit d'où on observe les choses et qui est supposé immobile.

    Henri
    henrilh29@orange.fr

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  4. Salut Justin,
    Je viens seulement de parcourir ton blog. Pfff ! Quelle abondance ! Proust a l'air de t'avoir drôlement secoué  :  personnellement, je suis content d'en avoir lu un (un Amour de Swann), et je suis ravi d'avoir laissé de côté tous les autres. Je me souviens pour ma part d'avoir eu la sensation d'être en état d'apesanteur en visitant une époque au charme trompeur - ou aux tromperies charmeuses ?
    • Changer de sexe, la belle affaire. Je l'ai déjà fait deux fois : pas de quoi en faire une histoire...
    • Geluck, c'est loin d'être le pire, il me fait rire assez souvent, et c'est un personnage sympathique et pas bêcheur, comme le sont, si souvent, les Belges.
    • C'est vrai, les mêmes qui méprisaient De Funes de son vivant l'adulent à présent. On adore ce qu'on a brûlé… Ses grimaces et ses outrances ne m'ont jamais fait rire, j'en éprouvai même de la honte pour ceux qui l’appréciaient. Maintenant, les bobos gaucho-intellos lui trouvent du génie. Je ne parle même pas de la mise en scène de ses films, un copain me racontait que Oury sur Rabbi Jacob était à moitié aveugle, et qu'il laissait tout passer : du moment que la scène le faisait marrer, il était content. Et comme tout le faisait marrer... Zidi a fait de l'Aile ou la Cuisse un désastre absolu, mais le pire c'est Hibernatus : si ce n'était pas en couleurs, on eut juré que c'était tourné en 1932 par un obscur tâcheron.
    Quant à Jerry Lewis, assez d'accord avec toi, mais sa consécration - principalement française - est le résultat d'une manipulation de Robert Benayoun, qui a compris que la mise en valeur forcenée de JL de la part d'un critique intello aurait forcément des retombées médiatiques juteuses, pour lui autant que pour son idole.
    On sauvera tout de même "Dr Jerry and Mr Love".
    • Un seul film de Christophe Honoré (dans Paris) m'a convaincu de ne surtout pas voir les autres - je suis sorti furieux de la salle de cinéma après 35 minutes. Et Eternal sunshine of the spoutnick mind m'a laissé très froid. Il faudrait que je le revoie. Ai-je loupé quelque chose ? De Gondry j'aime bien "the human nature", plutot moins 'l'Ecume des jours".
    • "Je ne bois pas plus de deux verres de boisson alcoolisée par jour.
    Moi aussi. Attends de voir la taille des verres....

    • Leadership et  spoiler. (de to spoil, se poiler) même combat.
    "Ils" n'ont pas trouvé de mot pour traduire ça quand on l'emploie pour la divulgation de la fin d'un film, d'un roman, d'une pièce de théâtre... alors ils ont bricolé "divulgâcher", qui est d'un laideur pas croyab.  Mais pourtant, déflorer, ça existe depuis Belle Lurette (au fait comment va-t-elle?).
    "Ne déflorez pas la fin, siou plait", c'est clair et c'est du joli français. Serait-ce vu comme trop sexiste, dans la cervelle rassie des néo-ultra-féministes ? Mais quantité de mots ont plusieurs sens. Et divulguer, ça fait aussi très bien l'affaire.

    • Gainsgourg, rassure-toi , j'avais compris la finesse du double sens (double-entendre, in english) dès l'euro-vison.

    • Je me souviens d'une soirée ou nous étions invités par une famille de beaufs dont la dame prenait des cours de peinture auprès de Barbara, mon épouse. A un moment de la conversation, le mari voulait me parler d'une de ses connaissances, qui était juif. Il a été incapable de prononcer le mot juif, pas plus qu'israélite, et pourtant ce ne sont pas des insultes ! Alors il s'en est sorti en disant : "…un de tes corréligionnaires" !!!
    Moi qui ait été élevé dans le plus pur athéisme, j'étais aux Anges. Si je puis dire.

    • Charline et sa bande, l'émission a terriblement dégringolé. le seul qui me fait (me fasse ? ou pile) vraiment encore rire, c'est Thomas VDB. Hélas, Pablo Mira n'y vient plus.

    "Je m'autorise à sauter quelques tunnels". Ça vaut mieux que s'engouffrer dans des ponts.
    Jean R.

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