18 juin 2007

Vie privée, vie publique : Révolution dans mon cerveau









Tout d'abord,

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Ne soyez pas timides : cliquez sur "comments", validez votre pseudo (votre ordi s'en souviendra la prochaine fois), et roule ma poule ! Comme ça, j'aurais moins l'impression de parler tout seul… Pour vous stimuler, j'ai concocté une "Défense et illustration de la presse pipeule" qui devrait vous faire réagir…

Ségo et François sont dans un bateau

D'abord l'annonce en cours de soirée électorale de la séparation entre Ségo et François m'a agacé. Rien à foutre. Et les invités sur le plateau de TF2 m'ont rassuré, qui refusaient d'analyser le "scoop" de Pujadas le neuneu en arguant que la vie privée c'était vraiment pas le moment.
Et puis je n'ai pu m'empêcher de repenser à la tronche de François depuis quelque temps (voir mon blog précédent). Rien à faire : mon préconscient venait perturber ma tranquille assurance… Soudain me sont remontées les interrogations que j'avais dès la première annonce (il y a longtemps déjà) de la candidature de Ségolène. Je me souviens qu'à l'époque, j'avais imaginé que c'était une stratégie du couple au moment où se multipliaient les prétendants. Ça me faisait rigoler comme un gadget.
Vous connaissez la suite.
Je suis de la vieille école, celle qui croit que les idées sont plus importantes que les affres personnelles. Et je ne déteste rien tant que les dégoulinades affectives des magazines "people" qui permettent à Voici de vendre 450 000 exemplaires, ou Match 600 000.
Mais il s'agit d'autre chose ! C'est Freud soi-même qui pointe son nez. Profitons-en avant qu'il n'ait été à son tour éjecté dans les poubelles de l'Histoire des idées !
Avez-vous remarqué — pardonnez mon innocence — que les êtres sont prévisibles ? Qu'un Chevènement, par exemple, a passé sa vie à être le dissident de quelque chose, Sarko à gratter le parquet avec ses dents pour grimper au septième ciel, Lang à être la danseuse démago du pouvoir (il reste dans son camp, lui au moins, en principe), et pour ceux que la politique ennuie : Françoise Hardy, qui commence toujours ses réponses par : non, c'est le contraire. Pour les jeunes : Julien, la nouvelle star, qui nous promet une attitude très dadaïste (lui, il peut changer, il est encore très jeune). Bref : des postures. En vieillissant (vous verrez), c'est plus de postures, c'est des plis ! Et on devient souvent la caricature de soi-même !
Grosso merdo : les penchants personnels (voir : histoires de papa maman, conflits de la petite enfance, histoire familiale depuis deux générations, merci Patrick) suscitent face aux événements un certain type de réactions, ok ? (je trouve ça plutôt cool, de terminer par ok ; je pourrais aussi dire "juste", juste un certain type de réaction, c'est encore plus up-to-date).
Même sans Freud ni Dolto ni Reich ni Jung. C'est du pur bon sens.
N'étant pas sarkozyen, je ne dis pas que nous sommes prédéterminés (libre-arbitre ou prédestination ? voir les œuvres complètes d'Augustin, Luther et Schopenhauer… ou Wikipedia) mais que voilà, on peut difficilement évacuer ce qui nous meut.
Et que donc.
Et que donc, les histoires de fesses, de jalousie, de revanche, de tout ce qu'on appelle "humain" parce que précisément ça ne l'est pas (si l'on croit, comme moi, que ce qui fait notre spécificité est précisément la capacité que nous avons théoriquement de nous en affranchir) continue de compter. Même chez Einstein. Ce qui m'énerve. Que Picasso avait envie d'être Picasso, que De Gaulle se prenait pour La France, Et Dalida pour quelqu'un à aimer.
Revenons à nos éléphants, revenons à tous nos animaux politiques. Sarko a-t-il été élu sur ses idées, ou sur l'image qu'il donnait d'un "winner" franc du collier ? Le "non" au traité européen était-il dû à une froide analyse du dossier ou pour 80 % à l'envie d'exprimer un refus d'un pouvoir fatigué ?
Je suis donc au regret de constater que oui, les histoires de couple entre Ségolène Royal et François Hollande sont importantes. Comme vous, sans doute, j'ai eu vent de moult rumeurs sur la question, je n'en ai rien à faire, j'ai peut-être tort.
Et me voilà en plein questionnement métaphysique (dans ta culotte, c'est le cas de le dire).
La prochaine fois : Cécilia Sarkozy a-t-elle vraiment couché avec le dalaï-lama ?


Ecrivez-moi !
Votre dévoué
Ami dévot

4 commentaires:

  1. Tu vois, c'est facile, d'ajouter un commentaire !
    Tu remplis le cadre et tu choisis (ou pas) une identité.
    Normalement, ton ordinateur s'en souviendra (demande-zy !)
    Alle est pas belle, la vie binaire ?

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  2. c'est lu
    je préfère ne pas commenter la divulgation de la séparation
    ça "me" fait honte
    patrick

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  3. Tiens, j'ai reçu celui-là (de Zaza)

    Tu ne dois pas connaître celle de Ségo, sur France Inter: "nous sommes encore en campagne et, à la campagne, on dit: c'est après la foire qu'on compte les bouses!" pas mal, non? Tu lui attribuerais pas un riz de veau d'or?
    Bref, bravo. Continue comme ça. Moi aussi, je suis effarée par le monde dans lequel on vit...
    Et grasses bouses, justement
    ZAZA

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  4. Et puis j'ai reçu ça aussi (c'était pour l'article précédent, mais ça reste valab') :

    Ben p'tet ben qu'tas raison. pour que les choses changent en france y faut que toutes les promesses les plus tapiesques aient été prononcées, que tous les français se soient inclinés même les vieux barons du ps qui ne sont pas plus courageux que ça car ils auraient dû faire les réformes sociales au temps du socialisme. Cela les auraient mis à mal de s'imposer (devant des liasses de manifestants) mais les réformes sociales auraient été faites par des socialos. alors que là on fait queue basse et on attend de la lever pour gueuler contre, c'est plus facile. Mais fallait bien quand même aller au charbon de l'élection. Royal s'est avancée. je ne lui souhaite qu'une chose, mais son collègue bayrou vient de le faire avant elle dommage (faut dire que lui ça fait un moment qu'il est malmené) c'est de quitter le ps et de faire un autre parti. le pb c'est "mais au fait en 2007 c'est quoi les idées socialistes ???"

    MaKa.

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