21 juillet 2010

La Belgique, n'en parlons pas !


































L'esprit du Vide

Où je me remets carrément en question


Les photos ci-dessus procèdent d'une expérience unique.

Comme une des tendances lourdes de la Photo d'art contemporaine consiste à photographier le Rien, le Vide, le Non-lieu, autrement dit à exposer toutes les photos… que je jette, je me suis pris au jeu de traquer ces Absences moi aussi. J'ai donc saisi mon Powershot G9 et me suis mis en quête de Non-pertinence.


Eviter tout sujet ; prohiber naturellement l'esthétique ou même un quelconque formalisme ; décadrer ; dérégler la mise au point (ce qui n'est pas évident avec nos nouveaux engins très-technologiques)…


Eh bien ! Vous ne me croirez pas, mais c'est extrêmement problématique, après des années de pinaillage au petit poil, de mauvais réflexes à chercher des lignes de force dans le format pendant des plombes, à rattraper la lumière au bon endroit avant d'appuyer sur le déclencheur !


Dites-moi honnêtement ce que vous en pensez : j'ai encore des progrès à faire, non ?


En ce cœur d'été, promenons-nous l'âme légère et l'esprit bronzé, de pensées paresseuses en opinions définitives…



On se croirait au Liechtenstein, ici

Il n'est pas bon d'être Africain aujourd'hui


Il s'est trouvé un tribunal pour juger que ces mots "On se croirait en Afrique ici" étaient passibles de 1 500 € d'amende (l'affaire est en appel). Quel que soit le contexte peu favorable à l'accusé et l'exploitation politique qu'a pu en faire le pouvoir, il faut remarquer que "en Afrique" constitue aujourd'hui une insulte. Ce qui n'est pas le cas pour le Luxembourg ou le Lichtenstein.


Vous vous souvenez, il y a encore quelques années, combien on se foutait de la gueule des étasuniens à propos du "politiquement correct" et de la judiciarisation de toute chose?



On se croirait en Inde, ici

Quand le curry d'agneau inspire le philosophe


Ces temps-ci, je passe souvent en scooter dans le "quartier indien", du côté de la Chapelle (restaus, boutiques, Indiens, Bangladeshis, Pakistanais, Sri-Lankais…).

Ça m'inspire des pensées profondes sur la responsabilité individuelle. C'est un joyeux foutoir entre piétons, deux-roues et voitures. Et j'aime ça ! Ça me rappelle les temps heureux où le crétin de piéton se la jouait pas "à l'helvète" en traversant sous tes roues "parce que je suis sur le passage". La poussette avec bébé en avant si possible ! Non là, c'est pas compliqué : l'œil aux aguets, le piéton engagé : on s'arrête, le véhicule engagé : on attend son tour. Et c'est bien plus fluide que trois feux rouges !


Seulement voilà : il nous faut maintenant un papa pour toute chose, et des barrières autour des piscines privées (pour 30 accidents mortels par an, contre 20 000 — oui, 20 000 accidents domestiques divers !). J'aurais dû investir dans les barrières ou dans les ronds-points bretons, tiens : je serais plein aux as.



On se croirait en Suisse, ici

Papperlapapp, tisane Ricola


J'avais adoré GROUNDINGS, en 2004, sur le naufrage de la Swissair. Beaucoup moins RIESENBUTZBACH l'année dernière. La dernière création avignonnaise de Christoph Marthaler, PAPPERLAPAPP, sur Arte l'autre soir, me laisse perplexe. Quelle tisane !

L'ironie et l'humour décalé sont toujours là, quoique d'un esprit moqueur assez convenu, les chants toujours fabuleux, mais cette visite du papal à tous les étages est interminable ! C'est du Jérôme Deschamps, en plus intello, mais au ralenti, à 3 images/seconde au lieu de 24… en dépit de quelques beaux passages.

Quant à ma critique, elle est d'un banal, monsieur ! Il est vrai que n'ai pas assez dormi cette nuit. J'aurais dû me repasser le spectacle.


Vous trouverez ici un papier plus complet.



Pas d'accord mais un peu quand même

La gauche en marche


Ah ! Comme je me réjouis d'entendre tel chauffeur de bus ou telle employée de supermarché reprendre l'antienne à la mode : "S'il faut travailler deux ans de plus avant la retraite, on le fera, on n'a pas le choix !", en dépit d'ailleurs de plusieurs analyses à contre-courant d'économistes ou d'experts (affreusement gauchistes, certes !) qui courent sur la toile !

Moi qui croyais que le progrès humain consistait précisément à se débarrasser du poids de la nécessité et d'échapper au tripalium (l'instrument de torture romain qui a donné le mot "travail") !

Echapper au labeur, au labour, pour enfin se consacrer à soi-même et au monde !

Il est vrai que quand on écoute le bon François Hollande, comme ce matin à France Inter, développer des arguments extrêmement pointus comme "Pas d'accord mais un peu quand même et tout est la faute du gouvernement mais il ne faut accuser personne…" On comprend une certaine désaffection du populo pour la chose politique. De toute façon, s'il en redemande, le populo, eh bien qu'il aille se faire tripalier !



Système métrique


Relevé dans le dialogue d'un documentaire :

Le Fabius Maximus (vers 300 av. JC) : — L'armée d'Hannibal est à moins de 150 km de Rome !



La pataugeoire à Bertrand


Je suis quand même retourné dans le mini bassin de la piscine de bord de Seine, histoire de faire semblant de nager avec mon beau bonnet jaune citron.

J'ai pensé à not' bon maire de Paris, qui aurait dit un jour "Je ne suis pas sûr de me représenter". Quel dommage ! Après avoir pollué cette ville en paralysant le trafic (sans alternative sympa), après l'avoir en moult endroit défigurée en remplaçant de belles perspectives par des alignements de bagnoles en milieu de chaussée, multiplié les feux rouges et les gymkhanas dangereux pour piétons et cyclistes… (Les mecs qui ont dessiné ces tracés ne sont jamais montés sur un vélo, c'est clair !)

Quel dommage ! On dirait que les Verts ne peuvent pas à la fois pédaler et réfléchir…



La mort de Giraudeau


m'attriste. En revoyant hier soir une collection d'interviews qu'il avait données, (sur France 5 je crois), je me dis que nous avons perdu un mec brillant, doué, plein de charme, engagé, qui me faisait penser à Gérard Philippe. Ça nous rajeunit pas.


… et de Laurent Terzieff


Je viens de regarder une excellent docu d'Arte (Léon Desclozeaux réalisateur) sur cet excellent homme, qui aurait eu encore bien des choses à nous apprendre sur le théâtre, et qui dans l'ombre poursuivait un chemin d'exigence hors du commun.


La pensée du jour :

Si, comme le dit Einstein, le temps n'existe pas,

qu'est-ce qui s'est passé après-demain ?


Je vous avais promis de ne pas parler de la Belgique, dont c'est aujourd'hui 21 juillet la fête nationale (Ah ah ah !).

J'ai tenu parole.




Bons clapotages, randonnages, repos et pots ! Bon été !


Votre ami dévot




































05 mai 2010

Il nous faudrait une bonne guerre !
























Salle Montmartre

Le service de gérontologie


Dans le bâtiment "Opéra", on dirait qu'il n'y a pas un chat.

Une femme s'égosille d'un ton de harpie au bout du couloir ? Non : c'est la voix de l'ascenseur double. "Rez-de-chaussée supérieur". "Entrez ! Entrez !"

La cabine est énorme, tout de tôle brillante et inoxydable.

Au troisième étage (salle Montmartre), cela sent un peu le vieux, une lointaine odeur d'urine, ou de soupe. C'est propre, neuf, avec un lino granité dans les bleus. Au hasard, j'arpente le large couloir qui tourne le long des grandes baies vitrées ; à force de visiter tous les hôpitaux de Paris, j'ai renoncé depuis longtemps à chercher un hypothétique bureau d'accueil qui m'indiquerait le chemin.

Les chambres sont ouvertes sur des visages hagards ; bouches béantes, visages renversés, trop renversés, de vieilles qui dorment. On m'interpelle : "Monsieur ! Monsieur !", mais comme ce n'est pas moi qui apporte le bassin, les couches ou les repas, je me contente d'un sourire. Un jeune vieillard courbé sur sa canne pointe son nez devant chaque chambre et me demande d'enlever son bracelet en plastique. Un autre jour, il s'est plaint de la raréfaction des concerts, puis s'est réjouit de la multiplication des… victoires. Il y a le monsieur en costume marron, qui passe son temps assis devant l'ascenseur à ne rien faire.

Maman est là, plus loin, paisible. Sa voisine n'en finit pas de se pencher pour ramasser le gobelet qu'elle vient de faire tomber, et chaque geste lui impose une stratégie complexe pour garder l'équilibre. Plus tard, elle rampe sur son lit pour tirer sur un fil. Je vais à son secours, mais il n'y a rien de coincé ! Le fil du téléphone est à sa place, comme il faut ! Alors, elle avise l'autre fil, celui qui fait des spirales. "Ça ne fait rien, je demanderai. Il sera là à neuf heures…"

Je la reconnais ! Il y a dix ans, j'ai commencé un roman que je ne finirai probablement qu'en 2045 : je la reconnais ! C'est madame Armelle, mon héroïne ! Celle qui tombe dans le trou d'un vieux chiotte au fond du jardin et qui met un siècle pour atterrir !

On entend la télé qui graillonne dans la chambre d'à côté, devant deux femmes indifférentes. Une aide-soignante ou une infirmière passe de temps en temps. Des rais de soleil se faufilent le long de la salle de kiné. Les murs sont jaune pâle et les armoires de ce bleu qu'on trouve dans tous les établissements hospitaliers. C'est immensément reposant. Intensément, irrépressiblement, oppressivement, définitivement reposant.






ONFRAY… tout pour se faire remarquer !

Michel et Sigmund sont dans un bateau


Je me souviens… A 20 ans, j'avais commencé par les "Lettres d'introduction à la Psychanalyse" et j'avais été frappé, je l'avoue, par la logique assez élastique et même bizarroïde de Freud. En d'autres termes, je me demandais comment il pouvait conclure que si 2 et 2 font 4, 2 et 3 pouvaient donc faire 12 ! Freud me semblait donc contestable, et je ne me gênais pas de le contester. J'étais jeune, il est vrai, et je ne connaissais rien de la vie. Encore moins de l'âme humaine.

Plus tard, j'ai fréquenté les thérapies qui découlaient de la théorie psychanalytique. Par Reich et Lowen interposés. Comme j'ai beaucoup pleuré et vomi, je me suis dit que quelque chose se passait. Et j'ai commencé à me voir en face : à cette époque, j'avais des ailes, dis donc ! Ce fut secouant et excitant. Je créais mieux et ma libido débordait !

Jusqu'au jour où les exercices de stress musculaire et autres "décharges émotionnelles" ne me contentaient plus ; il fallait que je creuse ; et puis j'avais besoin d'être rassuré par un substrat théorique un peu plus costaud. C'est là que j'ai commencé à fréquenter Sigmund. Quelques années sur le divan plus tard, je ne suis toujours pas guéri, mais je connais bien mieux mes "maladies". Et il me semble que suis moins dupe, un peu moins dupe, de moi-même !

Ça, c'est un truc qui énerve Michel Onfray, philosophe normand sinistre (hem ! Je veux dire "de gauche") mais hédoniste, dit-il : tout ça pour ça, s'exclame-t-il ?


Le voilà donc, l'Onfray, grattant dans les écrits, pourchassant le détail qui tue dans la vie de Freud, pour démontrer qu'au fond, comme Freud voulait être riche et célèbre, il a passé son temps à tricher. Du coup, l'inconscient n'existe pas.


Freud a fait comme médecin des erreurs de diagnostic, il a pris de la cocaïne et probablement niqué sa belle-sœur : du coup, l'inconscient n'existe pas.


Freud n'a pas compris grand chose aux femmes (le "continent noir") et il avait les préjugés de son époque : du coup, les rêves ne disent rien sur notre activité psychique et nos désirs.


Freud n'aimait pas Marx : du coup, la psychanalyse est bidon.


Etc.


On pourrait arguer que Picasso a fait souffrir bien des femmes ; que Céline était antisémite ; que Heidegger et Karajan avaient de mauvaises fréquentations ; que Hegel, Kant, Hugo et Voltaire méprisaient les Africains… et que donc, leurs œuvres sont à jeter…


On pourrait arguer que si la psychanalyse à un effet placebo, comme le reconnaît Onfray, c'est bien qu'elle travaille quelque chose !


Ou encore, comme le font certains, que s'attaquant à une idole, il révèle ses propres obsessions (trop facile !)…


Sensible à ce thème, je m'étais rué sur son "Traité d'Athéologie" en 2005… Hélas ! A force de ne développer que des arguments qui vont dans le même sens, l'analyse n'a plus guère d'intérêt !


Cela ne veut pas dire que le sujet est tabou. Les religieux de la Cause n'ont pas à pousser des cris d'orfraie en criant au crime de lèse-majesté ! Seulement Onfray ignore superbement l'œuvre de tous ceux qui ont fait évoluer la théorie.


Si vous voulez tout savoir…

Eléments du débat :


La thèse d'Onfray sur son site (voir l'article : "Les patients, c'est de la racaille", du mardi 20 avril)

Lien vers l'article superbe de l'Huma

Le Monde

Et encore ceci


Pour les courageux, l'excellent article de Roudinesco.



























Et sinon, m'sieur Colbart ?


Démagogie

Loi sur la suppression des allocs en cas d'absentéisme, burka… : Sarko se livre ouvertement à du racolage sur la voie publique. La loi a dû être supprimée sans qu'on le sache ! Moi, sur la burka-niqab-voile intégral, j'ai mon opinion : c'est pas poli. On devrait d'ailleurs interdire également les vitres fumées des bagnoles et les gens qui te parlent sans enlever leurs lunettes de soleil et en gardant leur chewing-gum. Mais est-ce que ça piquerait des voix au Front National ?


Avatar

Comme Régis Debray considérait, sur le site d'Arrêt sur Images, que ce film faisait événement, je suis allé le voir, et en 3 D tant qu'à faire.

J'ai rêvé de rêver à Pandora la nuit et de voler comme le héros (qui n'est d'ailleurs un gentil héros que s'il devient… le plus fort des guerriers, bon bref !), j'ai pris du plaisir et je ne me suis pas ennuyé ; je trouve la morale du film gentiment généreuse, comme d'ailleurs plein d'autres films du même acabit (j'avais quand même préféré "Danse avec les Loups", moins manichéen et plus profond), mais de là à délirer sur la portée mythique et philosophique d'Avatar… Faut-il vraiment convoquer le Cantique des Cantiques, la mythologie grecque ou les hérésies chrétiennes pour expliquer le succès du film ? Lorsque tous les ingrédients et ficelles du récit hollywoodien sont au rendez-vous : les bons et les méchants, l'histoire d'amour qui commence par une engueulade, les belles images de la forêt qui scintille etc., les interminables scènes d'action qui excitent les gamins (mais pourquoi faut-il absolument deux cents avions et un million de balles pour exprimer en amerlocain la dureté de la guerre ??) !

Quand la grande machine à vendre nous a arrosés depuis des lustres pour annoncer l"'événement" ?



Liberté, égalité

8% d'impôts en moyenne pour les entreprises du CAC 40, 30 % pour les autres, comme les PME : la redistribution avance ! (mais tout ça, explique-t-on, c'est à cause de la mondialisation !)


Conclusion

Tout le monde se morfond ; on se bouffe la rate ; on est pas content ; on trouve plus de boulot ; la bourse chute. Des économistes ainsi que certains analystes l'ont déjà dit : il nous faudrait une bonne guerre. Merde, ça serait pas bon pour le CO2.


P. S. : J'ai lu le Quai de Ouistreham, de Florence Aubenas. Glaçant. Devrait être obligatoire dans les écoles. En plus, elle écrit bien !


Pourquoi faire la révolution ?

Le peuple est contre !



Merci à m'sieur Brito, à qui j'ai piqué le premier dessin.







30 décembre 2009

La Jolie Mie des Gentils Veaux





Vive le service public

Je ne sais pas ce qu'il leur prend, à France-télévisions, ces temps-ci, mais voilà qu'ils se mettent à contrarier mon indécrottable atrabile. Même en praïm' taïme, je suis tombé sur de bien belles choses ; je rêve, ou je deviens vieux ? Pour sûr, ce blogue va tourner "La Jolie Mie des Gentils Veaux" si je me mets à lancer des fleurs à Patrick de Carolis et consorts. Il en va même jusqu'à la bienheureuse suppression de la pub (la seule décision positive de Sarko à ce jour ; il est vrai que c'était pour emmerder les socialistes et favoriser ses amis). Bien sûr, vous l'aurez remarqué, elle revient par la fenêtre à coups de partenariats ou en lousdé. Hier soir j'ai vu Steevie chanter les bienfaits des macarons Ladurée au détour d'une chansonnette ! On rêve !
C'est bien fait pour moi, j'avais qu'à pas zapper sur le divertissement très fin du comique-troupier Ruquier, entouré de l'hystérique Maureen Dor, du gros malin Bénichou, de la pas vulgaire du tout Christine Bravo et de l'intello cité plus haut… Je vous jure que je n'y ai pas passé plus de trois minutes, y avait rin, j'allais pas quand même regarder sur la 3 les petits chanteurs à la croix de guimauve qui chantaient du Barbelivien !!! J'ai vaqué à d'autres occupations.

Qu'est-ce que je disais ? Ah oui, que je suis plus du tout négatif sur la télévision française et que je vais devenir gentil.

Seconde guerre

J'ai vu Apocalypse, un modèle de bonne vulgarisation historique, et j'ai pu réviser ma seconde guerre mondiale en couleurs (quand on dit "seconde", en général, c'est quand y en a pas d'autre prévue, non ?)

Souffrance au travail

J'ai vu La Mise à mort du travail, deux docus incontournables signés Jean-Robert Viallet. J'ai eu peur.
Maladies du travail, flips, harcèlement au nom de la rentabilité… Pas nouveau, certes.
J'y ai appris qu'après le fordisme et le taylorisme, on avait inventé le "toyotisme", inspiré du modèle de Toyota des années 70. Entre autres : non seulement l'ouvrier doit augmenter sa productivité, mais il est co-responsable de toute amélioration de celle-ci — par exemple en réduisant les "temps morts". En d'autres termes, il devient co-responsable de sa propre exploitation. On y gagne en efficacité, mais qui sait si les "temps morts" ne permettaient pas de respirer et de se reconstituer un peu ? Inutile de préciser que les gains de productivité ne serviront pas forcément à augmenter son salaire, mais pourront rendre possible la réduction des effectifs.
Chez Carglass, multinationale du bout de verre, on ne parle pas de toyotisme, mais de "l'attente client". Et à coups de séminaires débiles pour les cadres ("Nous sommes les meilleurs !!") on stimule l'esprit d'équipe. La gagne. C'est dans l'air du temps, il faut é-li-mi-ner. Dans le documentaire, on voit un chef de centre se décarcasser 12 h par jour pour faire tourner efficacement sa boutique en attendant (vainement) le soutien de la maison-mère. Epuisé, il finit par jeter l'éponge… Carglass répare (les pare-brise), Carglass remplace (les gens ?)…
Chez Fenwick, deux consultants à tête bizarre appliquent les principes de l'Excellence, la tocade de tous les gourous du management dans le monde, depuis que Mac Kinsey leur a montré la voie. Et là — ne riez pas — ils cherchent le Vrai : Thomas d'Aquin, viens m'aider à caser mon chariot-élévateur, faut que je rembourse le fonds d'investissement.
Tout le monde transpire. Faut assurer, les gars. Si ça ne marche pas, ce ne peut être que ta faute, cadre ou technicien.
On va finir par regretter le bon vieux temps des méchants patrons et des petits chefs autoritaires : au moins la hargne trouvait à s'extérioriser ! Aujourd'hui c'est à soi-même qu'on doit s'en prendre ! De quoi devenir fou ou sauter par la fenêtre (c'est très en vogue, paraît-il).

Si vous voulez en savoir plus sur le toyotisme, jetez un œil ici sur le site d'un syndicat belge.


Banques et banquiers

Justement, tiens : gazettes, téhessèfe et plates lucarnes nous ont inondés récemment de questionnements divers et variés sur banques et banquiers : les frais sont-ils trop lourds, la concurrence est-elle réelle, les bonus sont-ils bonnards, la crise est-elle déjà derrière nous ? Etc.
Le divertissement lui-même s'invite à la discussion ("A.D.A.", théâtre en direct un samedi avec Boujenah sur la 2)

Jusqu'au débat l'autre soir sur Arte plaisamment intitulé : "Les banquiers sont-ils des voleurs ?"
J'avoue que pour ma part je ne m'étais jamais posé la question, car il m'avait toujours semblé qu'elle constituait une inutile tautologie…
A entendre les débatteurs, experts et spéculateurs eux-mêmes, les oneilles me tombirent. Car, au sujet de la crise actuelle, que défendaient-ils en effet ? Que — d'une part — les gouvernements n'avaient pas fait preuve d'une assez grande fermeté : mais que — d'autre part —, si la pression sur la bourse de Londres avait été trop forte, les trêdeurs eussent sans vergogne reporté leurs activités sous des cieux plus favorables et moins regardants (du côté de l'Asie notamment).
Ailleurs, j'entends effaré que les engagements étatiques sont tels qu'ils ne permettent plus aucune marge de manœuvre en cas de nouveau pépin…
Arrgh !!
La bonne nouvelle, c'est qu'on sable le champagne pour fêter les excellents résultats récents des banques ; la mauvaise, c'est que selon l'OFCE, on supprime 646 000 emplois dans le privé et 34 000 dans le public en 2009.

Alors que faire, fidèle lecteur vitello-micien ?

Si j'ai bien compris, au moment de la crise commencée en 1929, le rapatriement des capitaux américains d'Allemagne (où ils étaient fort utiles au redressement) auraient contaminé ce pays et fort contribué, du coup, à la montée du nazisme ?
Si j'ai bien compris, en dépit du "New deal" de Roosevelt, une nouvelle récession a eu lieu en 1937 et seule, la politique de réarmement à grande échelle des Etats-Unis à partir de 1939 a réellement mis fin à la crise économique ?
Dois-je en conclure que, comme disaient nos grand-mères, IL NOUS FAUDRAIT UNE BONNE GUERRE ? Plaisante perspective, ma foi.

"Il est plus facile pour un chameau…

… de passer par le chas d'une aiguille que pour les riches d'aller au paradis." (Marc, 10, 25). C'est bien l'avis des prêtres interrogés par Michael Moore, (Capitalism, a love story) qui ont du mal à rendre conciliables le capitalisme et la foi chrétienne. Un discours qui devrait parler aux grenouilles étazuniennes… Ce système vire les pauvres de leur maison ; il élimine les faibles ; il se fonde sur une hiérarchie pyramidale ; il puise dans la poche des contribuables (ah ! le récit de l'aide publique votée au Congrès !). Michael Moore signe une fois de plus un film militant, mais plutôt serré et moins caricatural que d'autres de ses créations. Drôle, encore. Et il nous rappelle que de 1941 à 1964 le taux d'imposition supérieur des USA atteignait 90 %, ce qui n'empêchait pas les riches de vivre goulûment. Un article de Libé ajoute que jusqu'en 80 il était encore d'environ de 70 %… Son astuce, à notre sale gauchiste rétrograde, c'est qu'il n'y oppose pas un quelconque "socialisme" ou je ne sais quel délire de partageux inconséquent, non, il demande simplement… la démocratie !



Ciné-club

Et dans ma lucarne même pas plate, j'ai encore vu ou revu le superbe Monsieur Klein de Joseph Losey, A bout de souffle, impertinent de jeunesse, Revue (des archives soviétiques) sur Arte, du cinéaste ukrainien Sergueï Loznitsa, L'Affaire Courjault, qui a fait des arcs électriques dans mes neurones, Pot-Bouille, un vieux Duvivier virevoltant, Et encore Poussières d'étoiles, je ne sais plus où ni quand, je vous en passe et des meilleures.


Et sinon, monsieur Colbart ?

Brueghel, Memling, Van Eyck… au musée Jacquemart-André, Le Titien, Tintoret et autres peintres de Venise au Louvre, Soulages (qui a mis du temps à démarrer) à Pompidou (il faut voir la vidéo passionnante)… Une fraîche et poétique expo à la cinémathèque : La lanterne magique. Il y a des plaques de verre peint sublimes.

Un film moyen de Christophe Honoré (Non ma fille…) où l'héroïne, même Mastroianniesque, est agaçante dès le début. Belle scène bretonne au milieu mais qui n'a rien à voir.

Un Homme à la tête de chou qui fait plop (Gallota - Bashung) : pas sensuel, pas inventif, banal.

Un Resnais un peu bizarre, toujours élégant mais qui laisse rêveur, Les herbes folles : un peu vain, tout ça, pour une fois.

Il faut terminer sur une note positive, dans la Jolie Mie des gentils Veaux :
Ne loupez pas Whatever works de Woody !


Je vous souhaite une savoureuse fin d'année 2009 !

Ma chère, tes poussins me donnent envie de dîner !

(Joël Martin, la Bible du contrepet, Points)

24 novembre 2009

Identité nationale : a tribute to Eric Besson

Afin d'apporter ma modeste pierre au grand débat bessonnien sur l'identité nationale, je ne résiste pas au plaisir de vous déballer mes dernières perles photographiques.

La première série a été shootée en France, sur 150 m de trottoir (sidewalk)









































































































































La seconde, chez le marchand de jouets (toys) de mon quartier. La caissière à qui je demandais pourquoi tous les jeux (ou presque) avaient un nom anglais a fait des yeux tout ronds : elle n'avait jamais (never) remarqué !




















































































Et en attendant de nous précipiter aux derniers spectacles de nos comiques so french,
THE MOTHER FUCKER TOUR de Florence Foresti,
THE ONE MAN STAND-UP SHOW de Timsit ou le
CLAUDIA COMEDY GOSPEL de Claudia, du Djamel comedy club,


Entamons ensemble, mes amis, notre hymne national :


Arise, you children of the fatherland
The day of glory has arrived !
Against us, tyranny
Has raised its bloodied banner
Do you hear in the fields
The howling of these fearsome soldiers ?
They are coming into your midst
To slit the throats of your sons, your wives !

TO ARMS, etcaetera…



Et au retour de la Fashion Week, n'oubliez surtout pas de tout checker si vous voulez rester open et ne pas vous retrouver sur la blacklist.
(d'après Daphné Burki, Canal +)

Autre chose, les aminches : pensez quand même à votre impact carbone.

A très plus.

C'est pas ce Besson, qui attire la Fox.



14 septembre 2009

Panier de septembre : Un mort, une Tomate et un Savon de Marseille











































































UN VRAI MORT, ENFIN !
Les médias viennent ENFIN de mettre la main (St-Etienne, le 14 septembre) sur un VRAI MORT FRANÇAIS de la grippe A. Sans pathologie interférente — pas de grosse maladie autre que celle-là, rien !
Il était temps qu'on puisse TOUT DE MÊME prendre au sérieux l'effarant feuilleton pharmaco-journalistique qui nous tient en haleine depuis que Michael Jackson persiste à ne pas ressusciter.

LA TOMATE RÉCONFORTANTE DE MONSEMPRON-LIBOS…
Monsempron-Libos : un nom comme ça, on ne peut pas l'inventer. C'est pourtant à cet improbable endroit, au milieu du marché, que j'ai retrouvé cet été le goût de la tomate.
Rien, qu'une petite tomate cerise allongée, tombée sur mon carrelage ! Je croque ! Je fonds ! Retour aux origines !
Je n'achète plus de tomates depuis des lustres, sinon je les inonde de vinaigrette, menthe et échalottes pour tromper leur incommensurable fadeur, et me voilà tout soudain esbaudi : c'était bon, ce truc-là, savez-vous ?

RÉCONFORTANTE, AU JOUR D'AUJOURD'HUI OÙ TOUT EST FAUX,…
Au jour qu'on nous apprend que 80 % des Laguiole sont fabriqués en Asie,
Que la Charcuterie corse est préparée avec du porc congelé d'Amérique du sud ou des pays de l'est et que le saucisson d'âne n'a jamais fait partie de la tradition charcutière de l'île, NON PLUS que de SANGLIER, d'ailleurs !
Que le kaolin qui fait la porcelaine de Limoges vient de Nouvelle Zélande,
Que la moutarde de Dijon est mitonnée avec des graines du Canada,
Que le camembert "de campagne" est un pur produit marquètigne,
Et qu'enfin, — mais ça on le savait — le jambon d'Aoste (devenu "jambon Aoste") est fabriqué en Isère (et non dans le val d'Aoste en Italie)…
Je ne vous parlerai pas du "nectar" de fruit qui n'est que de l'eau, du sucre, de l'acide ascorbique… et du fruit.

…TOUT EST FAUX PARCE QUE PAR DÉFINITION LE MARCHAND MENT…
…Ne serait-ce que par omission… C'est même à ça qu'on le reconnaît.
Alle est belle, ma pêche blanche, faut finir ! (y en a trois de gâtées)
Il est beau mon forfait gratuit pendant deux mois ! (Faudra penser à résilier)

…LE COMMERCE N'EST PAS UN BON CHRÉTIEN…
Voilà pourquoi on a appris à se méfier de son prochain — notamment du banquier, du plombier et de l'installateur de double-vitrage-qui-a-un-chantier-dans-votre-quartier.
Il ne faut pas s'étonner s'il y a une mauvaise ambiance dans le métro. Je vous aurais prévenus.

QUANT AU SAVON DE MARSEILLE…
Quant au savon de Marseille, n'en parlons pas. Deux enquêtes récentes dans nos chères lucarnes nous apprennent qu'on peut fabriquer du savon de Marseille au Pakistan ou en Tunisie ! Certains même à base de graisse animale (cela dit, ça n'a rien de particulièrement néfaste, mais bon, c'est moins typique)…
Alors (hahaha), comme nos marchands sont menteurs mais bien informés et très réactifs, qu'est-ce que je vois hier sur mes emballages de savon de Monoprix ?
"Ne contient pas de graisse animale" ou "fait à l'ancienne au chaudron", pour les marques qui se le peuvent permettre, comme Le Petit Marseillais…
Bien jeté, Max ! Bientôt, tu vas voir, ils vont faire du bio ou du développement durable dans les hypermarchés ! (Que dis-tu, Rossignol, oiseau de mauvais augure ?)

BE HAPPY, BE SIMPLY
C'est le nouveau slogan de l'enseigne qui m'énerve, Simply market. Comme tout le monde, et probablement conseillée par de jeunes marquèteurs très branchouilles, elle surfe sur l'angliche comme Delarue sur aveugle manchot, pédophile et cocu… C'est pô la seule, et le Juste combat de Justin pour faire du bouche à bouche au français et autres langues, unfortunately, semble perdu maintenant. Be happy, be anglo-saxon. Think angle, Talk angliche, c'est trop fun. Et Justin, pour en finir, de décerner solennellement le prix du Grand Fayot (Great Bootlicker) à…

SUSPENSE… THE WINNER IS… (IT'S A GUESSING GAME, BE PATIENT !)
La chaîne privée Canal Plus, sous-marin yankee et grande admiratrice de la culture populaire états-unienne, à travers sa programmation cinématographique, ses invités, les tics de langage de ses animateurs (notamment la dodelinante Daphné Bürki dans l'émission la plus people, dixit le site) et le nom de ses émissions : LE DAILY SHOW, NEWS SHOW, INSIDE JAMEL COMEDY, BOLLY FEVER, FRISSON BREAK, and so on… Ne parlons pas des séries CRIMINAL JUSTICE, DAMAGES, DEXTER, DESPERATE HOUSEWIVES, FLASHPOINT, HEARTLAND, KNIGHT RIDER, MAD MEN, PUSHING DAISIES…
Ne laissent-ils pas passer une occasion (par Guignols interposés, ce qui me déçoit un peu) de moquer le cinéma français — Ouah ! Trop ringard ! (qui ça ? Desplechins ? Jacques Audiard ? Resnais ??)
Je congratule.

J'ALLAIS OUBLIER :
Splendide spectacle pyrotechnique par le groupe F au Bassin de Neptune à Versailles.
Musée Zadkine, un choc esthétique : que du concentré de monde, succulent et couillu !
L'expo Cartier-Bresson qui vient de se terminer au Musée d'Art moderne, et Willy Ronis évidemment (paix à son œil), vu à Arles au milieu d'autres splendeurs.
"Dieu qu'ils étaient lourds !", texte-interview de Céline "sidérant d'intelligence" monté par Ludovic Longevin avec Marc-Henri Lamande… A voir vraiment si ça se balade par chez vous.

Et n'oubliez pas
Messier n'avait qu'un but : Canal

RÉSULTAT DU CONCOURS (PERSONNE N'A GAGNÉ LE ROCAMADOUR MOELLEUX CETTE FOIS)
Les chanteurs dans l'ordre :
POLNAREFF FERRAT BREL VOULZY FERRÉ BREL CLARIKA SOUCHON NOUGARO ADAMO RUIZ BEATLES NOUGARO GALL AZNAVOUR FERRAT LOEB TRENET BRASSENS BACHELET AUBRET EVORA BENABAR LAPOINTE BARBARA AMONT BRUANT ANIS VIGNEAULT CHARLEBOIS BASHUNG HIGELIN ROUSSOS ANDREX/FONTAINE PIERRE CAMILLE BAZBAZ LECLERC CAUSSIMON MITCHELL LEFORESTIER FERRÉ MONTERO PASCAL JONASZ AMONT MADONNA DELPECH LEGRAND MOULOUDJI FERRÉ HALLYDAY MARTINI ESPOSITO VIAN TÉTÉ FERSEN MONTAND CLARIKA DOUAI TRENET SINSEMILIA
.

DERNIERE MINUTE :
Pour alimenter le débat sur les formats de télé (plus ça va, plus ça devient n'importe quoi !), j'ai trouvé ce petit film militant bien sympathique.

10 juillet 2009

Si on chantait ?





























La chanson m'habite


C'est l'été, sortons de la morosité.
L'autre soir, à la télé, v'là moult chansons convoquées. Chansons d'amour, avec ses joyeusetés pis ses contrariétés. Me voilà transporté, émotionné, bouleversifié : quoi, moi, d'autant de chansons ma caboche est peuplée ? Par cœur presque je pourrais toutes les fredonner ?

Alors souvenons : "On connaît la chanson" !!!! Alain Resnais avait raison ! Je peux réciter qu'un poème de Villon, J'ai oublié Lautréamont, j'en sais qu'un seul d'André Breton, mais si je sais Louis Aragon, c'est grâce à la chanson ! (Connais pas Claude Bouton ni Etienne Pavillon)…
Et au jour que les anglo-saxons nous assomment les pavillons,

On voit, n'est-ce pas, que des fois ça crie pas, Les Clarika, Les Thomas (Fersen ou l'autre fils à papa), et tous les petits jeunes qui riment pas en "a"… Alle est pas morte la chanson, n'en déplaise aux vieux cons, elle nous adoucit les neurons !

Moi qui balance entre deux âges
J'leur adresse à tous un message :

Voilà l'été, les fill's sont belles et les dieux sont ravis, comme disaient les Négresses Vertes.
Chantons !

(Et si par hasard, fidèle ami de La Mie, tu sais détecter dans l'ordre les interprètes évoqués dans le texte qui suit, tu gagneras un rocamadour moelleux)


On ira tous au paradis
Avec le tien comme il va l'amble
Il faut bien que le corps exulte
Loin Singapour c'est long c'est court
Est-ce ainsi que les hommes vivent
Non Jeff, t'es pas tout seul
Mais arrêt' de pleurer
T'es beau comme garçon

J'ai dix ans
Elle voulait un enfant moi je n'en voulais pas
Vous permettez, monsieur ?
Elle panique
Michèèèèle ma belle

Un coq aimait une pendule
Annie aime les sucettes
J'aime Paris au mois de mai
Pourtant que la montagne est belle

C'est la ouate qu'elle préfère
On l'a trouvée hier soir derrière la porte de bois
Avec une passoire se donnant de la joie
(Pauvre Martin, pauvre misère, creuse la terre, creuse le temps)

Au nord c'était les corons
La mer sans arrêt roulait ses galets
Petit pays
Plat pays
Et un truc très pratique pour ranger les pièces de monnaie

Au pays d'Agada-ragon
Il pleut sur Nantes
Bleu bleu le ciel de Provence
Sur la route de Louviers
J'suis pas né dans le Missouri
Mon pays ce n'est pas un pays c'est l'hiver
Alors chu reparti sur Québecair, Transworld, Northern, Eastern, Western
pis Panamerican !
Vertige de l'amour

Crocodaïle
Rain and tears
Y a des zazous
A Joinville-le-Pont
Au port
Sur le bout de ma langue
Les soldats seront troubadours

Monsieur William
Comment pouvoir t'oublier ? Il y a toujours un coin qui me rappelle
Tu restes la vie de ma vie (Ohwouo oh wouo oh wouo)
Où êtes-vous Liza et Luc, Sylvia, attendez-moi
Même les plus chouett's souvenirs ça t'a une de ces gueules
Dors mon rat mon flic dors mon vieux Bobby

J'ai donné des soirées à étonner les princes
On mangeait des glaces à l'eau
Blanc blanc blanc le goëland
Justify my love

Tu vis sans jamais voir un cheval, un hibou
On dirait qu'ça t'gêne de marcher dans la boue
Comme une pierre que l'on jette dans l'eau vive d'un ruisseau
Comme un p'tit coquelicot, mon âme
Et l'on se sent blanchi comme un cheval fourbu
Lourd comme un cheval mort
Je ne veux pas travailler
Et puis je fume

Ououou
Se voi non comprendete
Si vous ne comprenez pas
Almeno non ridete
Surtout ne riez pas !
Ououou

Une tourniquette pour faire la vinaigrette
Un bel aérateur pour bouffer les odeurs
A la faveur de l'automne
Rititi ratata
Sur les petits chemins de terre
On a souvent vécu l'enfer
Pour ne pas mettre pied à terre

Ça s'peut pas qu'ça dure encore ça s'peut pas
Y a trop d'bonheur ça s'peut pas
Maintenant que la jeunesse s'éteint aux carreaux bleuis

Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux ?
Je vous souhaite tout le bonheur du monde






De tout un peu

Michael
Il paraît qu'à force de devenir diaphane, puis complètement transparent, il a fini par disparaître. Comme lémédias en ont très peu parlé, je préfère vous informer.

Pina Bausch
La grande prêtresse de la danse contemporaine est partie. On ne sait pas non plus où est son cercueil. D'ailleurs il n'y avait pas de direct depuis Wuppertal sur toutes les chaînes de télé.

Recrudescence des accidents de la route (statistiques pour le mois de juin)
Mais que font les pouvoirs publics ? Que fait l'omniprésident ? Et si Frédéric Lefebvre proposait l'interdiction des routes ?

Les beaux gosses
Télérama n'en peut plus — sans doute faut-y pas se laisser larguer ? — moi bof. Ces ados sont rigolos mais à la limite de la débilité et un peu méchants, comment s'y attacher ? C'est charmant, moderne, assez enlevé, mais bourré de clichés, et ça ne dit pas grand chose. N'écrit pas le génial "L'Esquive", qui veut.

Persépolis
Non rien : à lire, toutes affaires cessantes. Et pis ma foi, si on s'intéresse un peu à ce qui se passe en Iran (sauf si Michael meurt, ce qui est pour Lémédias tellement plus important), on voit ce que c'est que la Théorie de la Grenouille (voir mes posts précédents)…

Cité de l'architecture
Au Palais de Chaillot à Paris. A l'occasion de la visite de l'expo sur le Grand Paris (prière de voir surtout l'audiovisuel final, interviews des architectes, pur jus de cerveau et plein de questionnements intelligents), j'ai retrouvé le Musée des monuments français : Wouaouh ! (C'est pas de la critique intéressante, ça ?)

Strip Tease
Sur France 3, tard le soir : Wouaouh (re) ! La dernière mouture, c'était du pur bonheur. Loupez pas.

Kundera : "Une rencontre"
J'avais dit que je vous en reparlerais. Voilà, c'est fait. Je vous aurais prévenus : il faut s'intéresser à Francis Bacon, mais aussi à Anatole France, Schönberg, Janacek et Oscar Milosz. Relisez également Carlos Fuentes.

Delarue
Il parle de plus en plus pâteux, vous ne trouvez pas ?

Ruquier
Il ressemble de plus en plus à un comique-troupier autosatisfait, vous ne trouvez pas ? Il est vrai que je ne peux plus le voir en peinture. Heureusement, il est de gauche. Ouaf !

Moi
La baleine bleue cherche de l'eau
Pour déboucher tous ses tuyaux
Du coup je vois un cardio :
Mon cœur, mon amour,
C'est un pudding bien lourd
Je hais les couples qui me rappellent que je suis seule (dit Anaïs)

Et n'oubliez pas :
Docteur de mon cœur, je vais voir si je peux t'ouïr, c'est tangent…

(Toujours Joël Martin, La Bible cu Contrepet, Bouquins)



Bises à tous et bonnes chansons !