22 juin 2020

Les Mystères du Secret de la Vérité cachée





Les Mystères du Secret de la Vérité cachée 

Naturellement, ce titre ne mène à rien, sinon à l’air du temps de nos chers médias un poil racoleurs, y compris les plus culturels, comme Arte (1) ou France 5 (2) J’espère ainsi faire monter la popularité de La Mie, qui ne twitte ni ne facebouque ni n’instague, ni ne snappe. Et donc ne peut multiplier impunément ses faux-lovers.
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(1) : Les Secrets des fleurs sauvages, le jazz une arme Secrète, le Secret des lignes de Nazca, les petits Secrets des grands tableaux, le grand Mystère des mathématiques, Mystérieuse Arabie, les Mystères croates de Jules Verne…
(2) : Le Paris mystérieux, le Mystère Elena Ferrante, le Mystère Harpon, le Mystère Jeanne Calment…

Bords de Seine, square du Vert-Galant



Les vacances sont finies ! 
Version rose bonbon

Bon, c’est un semi-retraité paisible, sans jardin mais avec balcon, qui vous le dit, certes. Mais à part les marchés de plein air et les fleuristes, je n’ai pas ressenti de manque particulier pendant l’épisode confiné. Sauf deux séjours à la mer reportés avec des êtres aimés. Merci aux (pourtant fâcheuses) technologies de communication qui m’ont permis de rester en lien. 
Jamais vu Paris aussi beau ! J’ai même vu des geais, des mouettes fines à tête noire, des bergeronnettes hoche-queue et pas mal d’hirondelles ; j’ai mieux entendu le cri aigu et moche des perruches et le chant sublime des merles. Même les piafs parisiens reviennent ! 
Aucune impatience de retrouver les restaurants que je ne fréquente qu’avec parcimonie (quand elle est là)…, car (en toute modestie) j’y mange huit fois et demie sur dix moins bien que chez moi. De même, j’ai peu de goût pour les endroits saturés de musique et de monde et j’évite les troupeaux. En réalité je pourrais comme Alceste « chercher sur la terre un endroit écarté / Où d’être homme d’honneur on ait la liberté » mais comme le faisait remarquer Boby Lapointe « tout est loué depuis Pâques alors qu’est-ce que tu veux faire ? »

Ce n'est pas un montage : ce bâtiment existe (Paris 20e)


Les vacances sont finies ! 
Version grisâtre

Bagnoles et motocyclettes de nouveau ont envahi les chaussées, ça refait du potin, ça re-pue, les chantiers re-marteau-piquent et les foules avides d’un peu d’oxygène viennent me respirer sous le nez. Hidalgo-mon-amour en profite pour imposer les pires solutions comme les avenues divisées en couloirs livrés aux dangereuses trottinettes — ah il faut voir la rue de Rivoli avec ses bornes jaunes en plastique ! Je ne parle pas des douze arbres abattus en bas de chez moi alors que d’un air doucereux elle prétend verdir le monde ! Les journaux télé se réjouissent de la réouverture des boutiques de tourisme qui vendent ces objets immondes fabriqués en Chine, et c’est le grand retour de la pub omniprésente, abêtissante, abrutissante !
Dans le bois de Vincennes où j’étais encore hier matutinalement, c’est le retour des joggeurs haletants vissés sur le cadran de leur montre connectée, et des grappes de vieilles ahanantes, essaient à coup de bâtons de ski tendance, de rattraper leur pauvre jeunitude perdue à jamais,… C’est touchant mais ça fait peur !
Et les chiens — mais où étaient-ils passés ? Des hardes. Misère affective du bon peuple ! J’aime les chiens : ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. C’est con, ça pue et c’est servile, mais c’est mignon, doux au toucher et on est sûr d’être aimé !

Qu’est-ce que je vous disais la dernière fois ? Au fond rien n’a changé : on nous reparle de croissance,  les avions piaffent d’impatience, les fabricants de bagnoles attendent leurs milliards, les professions inutiles ou superfétatoires ne sont guère remises en cause, Jacques Attali (le spécialiste de tout) a encore tout compris et le personnel de santé attend toujours des moyens dignes de ce nom… Quand les coachs de n’importe quoi et les petits-chefs seront devenus pépiniéristes, libraires ou boulangers, la civilisation aura fait un grand pas.

De quoi rire

Allez ! on a bien rigolé avec toutes ces décisions ubuesques : les masques, inutiles-mais-pas, les marchés fermés ouverts et les marchés ouverts fermés, les parcs et les plages devenues dangereuses sauf pour-ceux-qui bougent donc qui éructent et suintent (!!!!), les pistes cyclables provisoires de banlieue larges comme des autoroutes (et vides, d’ailleurs) mais qui provoquent des jolis bouchons puants, la médaille en chocolat pour les valeureux soignants et… Nicole Notat, syndicaliste pro-Medef nommée au pilotage du Ségur de la Santé !

Allez, pour sortir de ces temps poisseux, je vous propose une parenthèse récréative, une pause ludique :

La page détente de l’Ami dévot



"A mon seul désir" : j'ai enfin terminé mon grand puzzle !

Mots démis

Il y a longtemps que je rêvais de fabriquer une grille de mots croisés dont chaque mot aurait exactement la même définition. Je me suis fait aider par (avis aux enseignants) l’excellent site educol.net. C’est sans doute introuvable, mais amusant. Si néanmoins vous êtes saisi par la grâce, envoyez-moi la grille remplie. Le premier recevra un dénoyauteur de pois chiches et les trois mille bonnes réponses suivantes une cuiller à aligot.



Petit couizz amusant
(réponses au prochain numéro)

1. J’extrais ce dessin d’un remarquable ouvrage de Mickaël Launay que je vous recommande vivement car il ouvre, grâce à un voyage en Mathématiques, des horizons philosophiques inattendus : « Le Théorème du Parapluie ou l’art d’observer le monde dans le bon sens » (Flammarion, 2019)
La question est : sur cette échelle, où placez-vous un million ? (ça a l’air fastoche)



2. Une question d’Histoire, de Mme Sanapa, de Sens :
Pourquoi ne s’est-il rien passé entre le 4 et le 15 octobre 1582 ?

Anne d'Autriche


3. De M. Poirot, à Lille : Quelle était la nationalité d’Anne d’Autriche (1601-1666) ?

4. De Mme Sucre, de Cannes : A qui fut attribuée la première license française de pilote d’avion ?

5. De M. Patay, de Foix : Que veut dire OTAN ?


Charles VII après avoir rencontré Jeanne



La vie des Mots

Les expressions tendance :

Depuis que « mobilités » a remplacé « transports », je n’ose plus prendre le bus.
On entend de plus en plus, à la question « pourquoi ? » une réponse qui commence par « car ». Bizarre. A cause des mobilités ?
C’est cousu de fil blanc : pour n’avoir point maille à partir avec la concurrence qui voudrait le battre à plates coutures, le journaliste avisé se gargarise aujourd’hui de l’expression « En découdre ». Expression qui tirerait son origine de la chasse à courre, ce qui n’est pas politiquement correct et pourrait être puni de « déboulonnage ».
Que celui qui n’a jamais fêté « les » un an de quelqu’un ou de quelque chose jette la première pierre (qui s’appelait Simon…)
Encore un automatisme à la con qui nous vient probablement de l’imagination fertile des dialoguistes pour teenagers :
« Et la bonne nouvelle, c’est… »
Gain de temps considérable : en cette époque pressée, on gagne un temps fou en disant « Vingt-quatre vingt-quatre » à la place de « vingt-quatre heures sur vingt-quatre ». De même « Tous les soirs, c’est la même » pour « C’est la même chose ». Va savoir pourquoi, cette coquetterie ne me défrise pas trop. Je suis imprévisible, parfois.


Liaisons dangereuses : 

La liaison décalée d’un mot se développe à vitesse grand V :
« Au point qu’il vaut mieux t’y réfléchir » (Renaud Dély, Arte)
« Le verdict aurait été t’encore tout autre » (FR2)
« Il doit bien t’y avoir… » (La 5)
« … ou je ne sais quoi z’encore… » (un spécialiste)

Notre-Dame est à la campagne


Les nouveautés :

Cluster et Présentiel, très joliment portés ces temps-ci avec une petite robe portefeuille satinée.
Le slogan les plus platounet du siècle : « L’esprit d’ouverture »… pour France Culture. Sans humour ni invention ni distance, mais bien adapté à cette radio qui surfe un peu beaucoup sur les courants d’air… du temps venus d’outre Atlantique !
Infantilisation : Avez-vous remarqué qu’on ne dit plus « Je vais chercher mes Enfants à l’école » mais « Je vais emmener mes P’tits bouts au parc… » ?
C’est « de ouf », non ?

Culture :

« On collabore ensemble » et
« Je me suis basé à partir de son travail » (Lorant Deutsch, auteur de Romanesque, la folle aventure de la Langue française, Michel Lafon édit.)

Et n’oubliez pas que, d’après la télé, « tout rassemblement collectif » est interdit.

Les noms qui me font rire :

La marque Poltronesofà
Albert (Corinne, Stéphane, Thierry…) Chicheportiche
Thomas Vampouille
Liseron Boudoul
Guénola Hesdin de Méherenc de Saint-Pierre 
Noémie Naguet de Saint-Vulfran
Nathalie Palanque-Delabrouille

Quelques perles des Assurances pour la route :

"Je vous adresse comme convenu mon constat amiable. Pour être sûr de ne rien oublier, j’ai fait des croix dans toutes les cases."
"Ne pouvant plus travailler à la suite de mon accident, j’ai dû vendre mon commerce et devenir fonctionnaire."
"Ma voiture gênant la circulation, un Portugais m’a aidé à la mettre sur le trottoir, ainsi que ma femme qui rentrait de son travail."
"Je conduisais depuis quarante ans lorsque je me suis endormi au volant."
"J’avoue que je n’aurais pas dû faire demi-tour sur l’autoroute avec ma caravane, mais j’avais oublié ma femme à la station-service."

(Le Bouquin de l’humour involontaire, J-Loup Chiflet, Robert Laffont édit.)



L'Etranger

Oh j'allais oublier : France Inter a diffusé récemment (dans l'Heure Bleue de Laure Adler) quatre extraits de l'Etranger de Camus lus par l'auteur lui-même (en 1952), suivis d'analyses d'intellectuels dignes d'intérêt. Quand j'avais 16 ans, je me souviens avoir calé sur cette première phrase du roman qui ne passait pas : "Aujourd'hui maman est morte ou peut-être hier, je ne sais pas." Cette fois c'est en écoutant la fin de ce roman que j'ai été absolument bouleversé. Ces émissions sont accessibles sur le site de la radio.




Que les anges de l’humour et de la bienveillance accompagnent ton début d’été, fidèle suiveur !












































09 avril 2020

Tout va changer enfin !!!


Ce monde est formidable. 
Cette époque est formidable. Nos politiques sont admirables.



On en apprend, des choses, depuis trois ou quatre semaines ! 
Le bon sens et les mécanismes de la pensée rationnelle sont battus en brèche. C’est même pô une révolution copernicienne, c’est Einstein lui-même dans ma bouillie d’avoine du matin ! (Je plaisante pour le porridge, évidemment !)

Des exemples concrets :

J’ai appris  qu’un masque en papier retenait les gouttelettes de postillons dans un sens, mais pas dans l’autre(« Si vous n’êtes pas touché, pas besoin de vous équiper… » !!!!????)
Après, j’ai appris que ce serait mieux au fond d’en mettre un quand même, de masque.
Mais surtout pas fait maison.
Ah ben si, finalement, c’est mieux que rien !

???????

J’ai appris qu’il était inutile de tester les gens sans symptômes, et qu’il fallait attendre qu’il soit (presque) trop tard pour y regarder de plus près !
Ensuite, j’ai appris que ce serait quand même mieux de tester tout le monde.
Au final, on me dit que de toute façon il n’y a pas encore de tests agréés !

????????

J’ai appris qu’il ne fallait pas trop contrarier l’opinion publique au sujet du docteur Raoult, donc qu’on pourrait éventuellement essayer l’hydroxychloroquine, mais… en fin de traitement, c’est-à-dire au moment où l’on est sûr qu’elle n’est plus d’aucune utilité (si toutefois elle en a) !
Et puis que si, finalement, si c’est décidé par un collège de toubibs.

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J’ai appris qu’il était très dangereux d’acheter ses poireaux en plein air, sur un marché privé de certains commerçants donc plein de places pour faire la queue dans la distanciation sociale (sic) prudente…
Mais qu’en revanche, il était recommandé d’aller se bousculer grave au supermarché du coin dans un espace confiné !!

????????

Je viens d’apprendre qu’il était malencontreux d’aller courir sur mon boulevard désert entre 10 h et 19 h, mais pas avant ni après. Une logique signée Hidalgo, qui comme on sait est ma grande copine. Là je parle pour le bien commun parce que le dernier qui m’a vu courir, moi, était contemporain de Molière.

????????

Ne me dites pas qu’à cause de quelques incivilités à Saint-Denis « on » nous prend pour des cons ? 
Comme une vulgaire porte-parole du gouvernement « qui ne sait même pas enfiler un masque » ?

Tout va changer après la crise



De nobles et généreux esprits nous promettent ces jours-ci, par toile interposée, un avenir enfin affranchi de nos erreurs passées : 
la grande machine à consommation superfétatoire, 
à mondialisation forcenée, 
à tourisme de masse stupide et destructeur, 
à huile de palme et à diesel, 
finito ! 
L’humain va en profiter pour revenir à l’essentiel : l’amour, la beauté, la culture, la santé, la fraternité, dans une nature enfin apaisée.



Je pourrai continuer, comme aujourd’hui, à regarder le ciel de Paris griffé d’oiseaux seulement, et pas de tonnes de ferraille hurlante ? Je ne verrai plus des milliards de gros camions puants traverser l’Europe, je ne boufferai plus des tomates en plastique venues d’Ibérie, je ne renouvellerai mon téléphone intelligent que s’il ne peut être réparé, je respirerai enfin, l’âme légère, l’air léger de la poésie. 
Et nous chanterons…

Mon cul-la-balayette. (J’aime pas dire des gros mots) Vous avez vu les élevages après la crise de la vache folle ? Le capitalisme financier après la crise de 2008 ?

Les chinois fêtent le déconfinement de Wuhan, et qu’est-ce qu’ils font ? De grandes illuminations à grand renfort d’énergie (au charbon je suppose ?)… Pour honorer le retour de la pollution ?

C’est bath, la vie !



Regardez notre pauvre petite terre dans l’alignement des planètes : c’est la seule à avoir des couleurs fraîches. Mars sans doute a eu les mêmes. Mais ça c’était avant. Et il fait vachement nuit dans le silence éternel des espaces infinis, comme disait Pascal.

C’est le printemps, y a de jolies fraises et de très bonnes asperges. 









21 mars 2020

Vous êtes inquiet ?

"Vous êtes inquiet ?"

C'est la question fondamentale que la journaliste (formatée) de service posait aujourd'hui au journal de 13 h sur FR 2, au Président des "Directeurs au Service des Personnes âgées". Non pas "Comment résoudre le problème" ou "Comment analysez-vous cette question ?", non ! "Vous êtes inquiet ?"
Très intelligemment, l'interrogé a précisé qu'il n'était pas là pour parler de ses états d'âme (qu'il garde pour ses amis)…
Voilà qui est parfaitement symptomatique de l'époque des nounours, des bougies, des marches blanches et des hommages émus. On ne pense pas, on ressent. On ne résout plus un problème, mais un "souci". 
Exemple : je suis sympa, j'ai bien voulu applaudir au balcon le travail des soignants le premier jour. J'ai donc applaudi. Mais je me suis demandé combien d'applaudisseurs étaient descendus ces derniers mois dans la rue pour défendre le statut de ceux-ci et réclamer des conditons décentes de travail, de personnel et de salaire pour les agents des hôpitaux, malmenés depuis des lustres… C'est mon vieux côté sextante-huit, mais je suis fatigué des colibris et des nounours !

Dansons la quarantaine

Nous avons fait un bond lexical immense, en appelant "confinement" une disposition que l'Histoire nous avait léguée sous le nom de "quarantaine" (en italien : quarantena)… Tout fout le camp, je vous dis !


31 226 morts, une paille

31 226 morts, c'est le nombre de victimes, rien qu'en France, de la "grippe de Hong Kong" qui a sévi entre 1968 et 1970. 1 million de morts dans le monde. 
Dans l'indifférence générale. D'ailleurs je ne m'en souviens pas du tout. 

On était moins chochottes, dans ce temps-là…
Sources :

Petit précis de com gouvernementale en cas de virus

Ne dites pas (20 janvier) 
"Fichtre, ça craint, on 'a rien prévu pour le voyage du virus"
Dites :
"On a mis des affiches dans les aéroports" 
(Agnès Buzyn, médecin et femme politique amateur)

Ne dites pas (26 février)
"Tant pis pour les risques, on va pas démoraliser les supporteurs"
Dites :
"Turin c'est pas Milan, Bienvenue aux 3 000 tifosi italiens, et j'y serai !" 
(Gérard Collomb, maire de Lyon, un peu hésitant cependant)

Ne dites pas (comme depuis des mois) :
"Damned, les services de santé sont déborded"
Dites :
"Circulez, les personnels, soyez pas mal polis et remettez votre blouse"

Ne dites pas :
"Flûte, on n'a pas anticipé, on n'a pas de masques"
Dites :
"Les masques, mes amis, ça ne sert à rien !" (malgré l'exemple chinois)
Et donc :
"Mais ces gens-là n'ont pas la même culture"

Ne dites pas :
"Nom d'une cigarette électronique, c'est trop compliqué !"
Dites :
"Pareil pour les tests : ça ne sert à rien d'avoir un comptage exhaustif" (malgré les résultats de la Corée du Sud)
ou encore :
"Ces Asiatiques sont vraiment bizarres"

Ne dites pas :
"Sacrebleu, on ne va pas sacrifier les élections"
Dites :
"Ça craint pô si vous vous lavez bien les mains"

Ne dites pas :
"C'est pas facile pour la maréchaussée d'attraper les trois connards qui suivent pas les consignes"
Dites :
"On ferme des milliers de kilomètres carrés de nature"

Voilà. Résultat : on se morfond devant ses surgelés en regardant Cyril Hanouna.
Non, je déconne.

Ours bipolaire.


C'est le printemps

Paris sent bon, ces jours-ci. Comme aux printemps anciens. 
Grâce au "confinement", il paraît, d'après France Inter, que les gens s'interrogeraient sur le sens de leur vie. Si si !
Je dois être un génie, moi : en voyant mes parents partir au chagrin tous les jours, j'ai commencé ce questionnement à 11 ans et demi !

Portez-vous bien et je vous en supplie, arrêtez le pangolin et la chauve-souris.

Je vous encoude,

L'Ami dévot







06 mars 2020

La bistouquette à Benjamin



Vous reprendrez bien un peu de pangolin ?
Révolution
Plus de bisous, plus de chou farci, plus de tourisme, plus d’argent…
Si l’on m’avait dit que ce ne serait pas la mobilisation des masses pour un juste combat égalitaire, ou encore je ne sais quel tremblement financier mondial, qui saperait les bases de tout notre système social et économique,
… mais un tout petit virus à la con de quelques millionièmes de millimètres !!! (même si dans l’oreillette, on me signale que le corona — sans doute à cause du houblon — est un des plus gros virus…)

Quota, toi ?
Atterré par les propos racialistes de la dame qui a compté les personnes noires dans le public de la Cérémonie des Césars. Et puis quoi encore ? Les Jaunes ? Les Chaudronniers ? Les courts-en patte ? Y a-t-il assez de Wallons homosexuels représentatifs en Chine ?

« Le monde est foutu : 
la religion revient à la mode. »
 Une citation de ce vieux râleur un peu réac mais marrant, mort en 1956 et admiré, étant jeune, par Pierre Perret. J’ai peur hélas que cette saillie soit plus que jamais d’actualité. On n’a jamais vu autant de curetons de toutes obédiences, jamais autant entendu de ligues de Vertu — en réalité inspirés des anglicans et des campus étazuniens — depuis longtemps ! 

La quéquette à Benjamin
Les journaleux (que les dieux de l’éthique et de la responsabilité les tiennent en leur sainte garde !) ont quand même réussi à nous faire pleurer pendant une semaine sur la mort d’un basketteur inconnu et quatre semaines sur… sur… 
la bite à Griveaux ! (ici, les médias ont été bien aidés par le premier concerné lui-même !)
Griveaux, ça ne vous dit rien ? Mais si ! ce mec au parler doucereux qui voulait mettre la gare de l’Est à la place de la gare de Lyon et l’Opéra de Paris au-dessus de Notre-Dame… Christophe Barbier, qui est à la page, avait dit dans le poste que ce mec n’avait pas su contrôler son « hubris ». Moi c’est pas comme ça que je l’appelle…

Prouts et foufounes
Faut croire que pendant que je regardais ailleurs, quelque chose a dû changer au royaume de l’humour et de la finesse.
« Chatte qui pue »(1), couilles, bites, prouts et pipi caca, , — j’en passe et des pires —: chroniqueurs hilares. J’ai vu ça, entre autres, chez l’Hanouna l’autre soir.
Le plus consternant, c’était pas les gros mots — on en a entendu d’autres ! — mais que seule, l’énonciation desdits gros mots semblât être drôle en soi. Pasque à une exception près, toutes les histoires supposées marrantes étaient d’une consternante platitude. Enfin ce que j'en ai vu pendant cinq minutes...
Le monde avance. (Et le comique troupier est éternel).

(1) : authentique ! Nom de l'émission : La Grosse rigolade.

On pourra utilement se reporter à une mienne ancienne chronique de 2007 : PETS ET CONTREPETS, déjà à l’avant-garde.

« Toutes les femmes écrivent. 
On ne trouve même plus de femme de ménage ! » 
(Paul Léautaud)
Je dois bien reconnaître que les nouvelles féministes commencent à faire monter en moi certains relents de misogynie pas piqués des vers. C’est injuste. Pardon maman, et pardon à toutes les femmes que j’admire. 
Je ne parle pas, naturellement, des excellentes Caroline de Haas, Iris Bray et Adèle Haineuse dont je suis, comme vous le savez, secrètement amoureux.

Pour les Parisiens
Rions un peu :
5 raisons pour voter Hidalgo (ou pas) :

1. Parce qu’elle décongestionne la circulation parisienne…


Paris 12e : le bois de Vincennes, entre Porte Dorée et le Château, chaque jour
Les grands boulevards, joliment étroitisés pour les autos façon sentier de randonnée,
un vendredi à 23 h entre République et Bastille

Ici c’était trop fluide : urgence tout boucher !

Ici, l’avenue Foch, dans le XVIe (140 m de large) scandaleusement laissée à l'abandon,
sans voies de stationnement, sans pistes bus, sans bornes en relief. Juste des arbres. Pouah.
2. Parce qu’elle végétalise à tour de bras…



Le béton qui coule à flot, c’est pas vert, ça ?

Ici, une nouvelle emprise sur le parc de Bercy !
Accor Arena — propriété du Qatar — s’approprie régulièrement
une grande partie du parc, pour le bien de tous

3. Parce qu’elle enjolive Paris rendu aux piétons…

Superbe installation très-contemporaine place du Panthéon…

Place de la Nation grandement enjolivée  : jolis bouchons de voitures pour avoir le temps d’admirer, macadam beigeasse pour piétons heureux, superbe statue de Dalou devenue très discrète… ; Place de la Bastille transformée en échangeur génial entre bus, piétons, cyclistes et trottinettes… Allez, encore un petit effort : la place de la Concorde et la place Dauphine ne demandent qu’à devenir, elles aussi, des squares style jardin de grand-mères ou des échangeurs…

La pub sur les chantiers, ça fait beau.

4. Parce qu’elle favorise les transports en commun…

Les voies de bus sont vides,
comme les autoroutes à vélo 
(ça change un peu depuis les grèves), chouette !
Y a des médisants qui disent que l’air du métro serait 30 fois plus pollué qu’en surface,
alors qu’on fait tout pour eux !
5. Parce que Paris n’a jamais été aussi beau…
Les rats jolis et nombreux sont heureusement défendus
par une secte d'ado(rat)eurs…
Bon, je rigole, je rigole. Mais voter pour qui à Paris ?

Viens danser le twist
Dans mon quartier, la Mairie de Paris hésitait, j'en suis sûr, sur le nouveau nom à adopter pour une esplanade. Entre Shakespeare, Molière, Montaigne ou Pascal, sans doute. Ils ont opté pour un exilé fiscal célèbre, du nom de Johnny Hallyday. 
Yeeeh… 

Culture
Si vous avez loupé les superbes expos de Bacon, Degas, Mondrian, Toulouse-Lautrec, c’est trop tard ; m’enfin, je peux pas rester derrière vous toute la journée, non plus !

Devinez de qui est ce lièvre ?





A nos chers disparus

"Docteur Ventouse, bobologue", de C. Bretécher, 1997
Et puis parler, à l'occasion de la mort de l’immense Claire Bretécher, de ces génies du dessin d’antan (Sempé, Reiser, Cardon— heureusement encore parmi nous—, Topor,…) dont on trouve assez peu d’équivalents aujourd’hui dans la presse (sauf dans les publications pour enfants et parfois la bd)…
Voilà, c'est fait.
Un vieux Reiser, du temps où le féminisme, c’était rigolo

Disposition essentielle
Quand je serai président du monde, j’obligerai les fabricants de téléphones intelligents à les équiper d’une petite dragonne, comme la moindre paire de jumelles. C’est quand même pas compliqué, non, les grands progrès de l’humanité ?


Mila
Mila, la nouvelle idole de la liberté d'expression, se déclare "lesbienne". Elle a seize ans, personne ne lui demande rien, mais elle sait déjà qu'elle est "lesbienne". Les temps changent, que moi je dis.

Were you there when they crucified My Song
Moi, quand je veux me marrer, je regarde les « 300 chœurs » sur FR 3, avec des chanteurs en chemise de nuit qui se trémoussent pour faire comme les religieux des gospels.

Noël
Alors ça, si c’est pas un marqueur fort de notre sacrée société : remarquez le nombre de films où le jour de Noël est évoqué. Je n’ai pas fait de pointage, mais ça ne m’étonnerait pas que Noël apparaisse dans près d’un film sur deux. Et ce, depuis bien longtemps. Qu'en dites-vous, chers suiveurs adorés ?

Et, comme je l’ai entendu à la télé :


« Plus personne n’est comme tout le monde. »